geofront couvTitre : Geofront
One Shot (jusqu'à preuve du contraire)
Auteur :  Ike Reibun
Éditions : Taifu Comics
Nbre de pages : 200
Date de sortie :  16 mars 2016
Prix : 8,99€

Il en dit quoi le résumé ? 
Geofront.
Un monde souterrain dans lequel résident tous les exclus de la société.
Komugida veut quitter à tout prix les sous-sols de Geofront en s’inscrivant dans une université à la surface, mais revient finalement vivre sous terre pour travailler en tant que professeur particulier d’un jeune garçon possédant des dons de divination, du nom de Theo. Le père de ce dernier, Nagasa, est d’après lui un « tueur de la mafia » !
Une vie somme toute ordinaire pour les habitants de ces souterrains, qui tentent tant bien que mal de survivre dans un milieu hostile et exclu de la surface de la Terre.

Et moi, j'en pense quoi ?
Encore un manga que j'ai acheté en pensant avoir affaire à un yaoi alors qu'en fait pas du tout.
Bon, même si la relation entre deux des persos principaux est une perche a une éventuelle romance dans un avenir plus ou moins lointain. 

Dans ce volume nous suivons en parallèles deux histoires, celle de Komugida, Théo et Nagasa et celle de Temisun et Momoiri.
Les premiers sont un prof rêvant de la surface, son jeune élève et le père de celui ci. Nous découvrons quelques morceaux de leur vie ainsi que les circonstances ayant poussé Nagasa à s'occuper de Théo. Les seconds, un fleuriste et la sœur de son employé qui flashent l'un sur l'autre sans vraiment oser se l'avouer.

J'ai eu un peu de mal au moment du switch entre les deux histoires car elles ne sont séparées par aucune page de chapitre et que Komida et Momoiri se ressemblent vraiment beaucoup. En fait j'ai mis plusieurs pages avant de comprendre que l'on était passé à une autre histoire. Au départ je pensais qu'il s'agissait uniquement d'un flash-back nous ramenant quelques années avant, lors de la rencontre entre Komugida et Nagasa.
Je ne pense pas que la confusion ai été souhaitée, du coup j'aurais tendance à un peu blâmer les dessins pour ça.

Dessins que j'ai parfois trouvé un peu trop raides avec des actions qui ne se suivent pas toujours de façon hyper linéaire.
Si, sur la couverture, les cheveux de Nagasa sont carrément classe ce n'est pas systématiquement le cas dans les planches où je les ai trouvés un peu traité par dessus la jambe dans certaines cases. Ce qui est dommage parce que j'aime beaucoup les persos aux cheveux longs.

Pour en revenir à l'histoire, elle est vraiment sympa, où plutôt elle a le potentiel pour l'être même si elle a été un peu trop survolée dans ce tome. Je ne suis pas sur que d'autres tomes soient prévus pour l'instant et pourtant l'univers présenté à le potentiel pour tenir sur une petite série. En l'état elle est un poil compliquée à suivre par moment car on sent qu'il nous manque beaucoup d'informations pour bien nous immerger dans cet univers.
On sent que certaines concessions ont du être faites pour tout faire tenir en si peu de pages, et, comme le précise l'auteure dans une note de fin de tome, nous n'avons ici qu'une introduction aux personnages, l'histoire n'a même pas encore véritablement commencé. Enfin si, un peu tout de même, mais pas énormément. D'où mon désir de voir d'autres tomes sortir. Il y a tout un potentiel endormi dans ces pages, sur les différences de traitements entre les habitants sous terrain et ceux de l’extérieur, sur qu'est-ce-qui a amené l'humanité à vivre de la sorte ainsi que sur Théo qui n'est pas, ou plus, vraiment un enfant ordinaire, et on sent que l'auteure a encore beaucoup à nous dire sur tous ces sujets.

Alors, un tome d'introduction, pas hyper passionnant quoique suffisant pour nous donner envie d'aller voir plus loin. On espère donc une suite même si elle ne semble pas actuellement sur les rails.

En résumé :
Point positif :
Un univers avec beaucoup de possibilités.
Point négatif : C'est reellement un tome d'introduction, on en veut plus !

Critique publiée initialement sur Yatta Fanzine.