01 novembre 2015

J'ai lu quoi en octobre - 1 Mois 1000 pages

Hey Bande de chauve-souris  en vinyle !
C'est à nouveau le moment de la récap du mois.
AU vu du nombre de titres je me dis que ça doit être bon pour mes 2500 pages mais vérifions ça ensemble tout de suite.

BD
Léonard Crie o génie (48p) : Un tome très correct, qui m'a d'avantage fait rire que les deux précédemment achetés lors de l'action à 3€.
Singeries (125p) : Avis à venir
Game Over t2 No problemo (48p) : Une série fidèle à elle même, drôle, absurde et tellement méchante.
Penguin island (lecture gratuite *clic* 23h de la BD) (24p) : Ça n'a pas beaucoup de sens mais le dessin est sympa et ça se lit très vite.
Les 3 petits cochons (34p) : Avis dispo ici.
Un couple à croquer (128p) : Avis complet à venir, bien que j'en ai déjà parlé très brièvement .
Basil et Victoria t 1 et 2 (52 et 52p) : Avis à venir

Manga
Les périples de Voie Lactée (240p) : Avis à venir
Lady and Butler t3 (192p) :  Moins mauvais que les deux premiers tomes (incroyable !) mais toujours pas vraiment digne d’intérêt. Je n'arrête pas de repousser l'écriture de la critique des deux premiers tomes, j'ai la flemme avant même d'avoir commencé...
Lesson of the evil t1 (192p) : Après lecture du résumé je ne m'attendais pas du tout à un manga de ce genre. J'ai un peu l’impression que l'on m'a menti sur la marchandise. Là où j'attendais une série fantastique d'horreur j'ai eu un professeur Eiji version dark... Ce n'est pas mauvais, je suis même curieuse de voir les prochains tomes, mais ce n'est vraiment pas ce que le résumé nous vend !
Cesare T11 (224p) : Tant de mois d'attente et encore autant en perspective avant de voir arriver la suite. Quelle torture ! Ce tome est superbe d'un point de vue dessin, comme toujours, mais met aussi en scène un évènement capital pour la suite de l'histoire. Cesare apparait très peu, la part belle étant faite à Giovanni qui devient un personnage de plus en plus attachant. Il a beaucoup murit et est devenu plus humble par rapport au premier tome, c'est maintenant un plaisir de le suivre en compagnie d'Angelo (qui lui aussi a beaucoup murit). Cette série reste l'une de celles que j'attends avec le plus d'impatience.
La confrérie des lions blancs t2  (170p) : Avis dispo ici.
Assassination Classroom t5 (192p) : Un tome sympa sans réel plus. Certaines choses me dérangent de plus en plus, entre autre le manque d’intérêt des personnages féminins qui sont tous largement sous les perso masculins. Moins fortes, moins douées en sports, moins douées en cours, moins douées en assassinat... Du coup on en vient à se demander si c'était vraiment bien la peine de les ajouter à l'histoire si elles ne sont finalement là qu'en guise de figurantes...
Le maitre des livres t4 (190p) : Des relations plus fortes semblent se lier entre les protagonistes, de nouvelles histoires nous sont à nouveaux dévoilées et le tout dégage toujours ces relents de poésie qui rendent cette œuvre si addictive.

Romans
Les déserts du vide t1 (426p) : Avis dispo ici.
La visite curieuse en secrète (107p) : Avis dispo ici

En cours :
L’héritage des damnés (100 sur 287p) :  Avis à venir

2444 sur 2500
Bon ben j'ai une fois encore frôlé du doigt mon objectif de 2500 pages. Je devrais les compter au fil de mes lectures, ça me motiverait peut-être à booster la cadence dans les derniers jours...
Enfin, ce n'est pas grave, je repars sur 2500 en novembre, ça va bien finir par le faire.

Mes prévisions de novembre :
Joker Danny t2
Histoires de sorcières.
Jésus et Bouddha t10

octo2015

N'oubliez pas de nous rejoindre sur le groupe 1 mois 1000 pages.

 

Posté par kobaitchi à 23:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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31 octobre 2015

Crimson Peak + annonce

Hey mes Citrouilles en plastique !

Aujourd'hui c'est Halloween !
Je le précise, pour celleux qui seraient vraiment dans le coaltar.

J'avais commencé à vous préparer une petite surprise il y a quelques jours mais le temps m'ayant manqué je n'ai pas eu l'occasion de la terminer...
Du coup je vous propose qu'on attende deux-trois jours, histoire que je puisse la finir et vous offrir un produit à peu près potable, sans trop de faute et non bâclé. Ça vous va ?
Ah oui, pour celleux qui se poseraient la question, c'est un conte d'Halloween que je vous ai préparé. Plutôt orienté jeune public pour que tous le monde puisse en profiter, les petits comme les grands. Par contre c'est un peu une première pour moi  d'écrire pour un public jeune, du coup dés que ça sera sortit n'hésitez pas à me faire part de vos remarques qu'elles soient positives ou négatives. Ainsi que de celles de vos enfants, neveux, nièces, petit.e cousin.e, voisin.ne, etc.


Mais en attendant j'ai quand même décidé de ne pas totalement vous laisser sur votre faim et je vais vous parler (très) brièvement du film que j'ai vu hier, Crimson Peak.

crimson-peak-poster

Je suis arrivée dans la salle en n'ayant même pas vu la bande annonce. Je me suis juste fiée à l'affiche (qui est très classe) et au nom de Del Toro.
Du coup je n'ai pas envie de vous en dire trop. Déjà parce que j'aurais peur de vous spoiler, même si, honnêtement, beaucoup de choses sont assez prévisibles dans ce film, bien que ce ne soit vraiment pas grave vu comme on est immergé.e.s dedans du début à la fin. En grande partie déjà parce que le film est très beau. Et quand je dis très beau ça veut dire très très beau. Le manoir et le domaine où se déroule la plus grande partie de l'intrigue sont juste waouh ! Chaque cadre est spectaculairement mis en valeur, le manoir est traité comme s'il était vivant tant il bouge, suinte, respire...
En un mot comme en cent c'est vraiment très très beau, donc. Et si j'insiste autant la dessus c'est probablement que c'est ce qui m'a le plus marqué.
Je suis vraiment une tanche pour parler cinéma et c'est en grande partie parce que je manque de culture ciné. Je le sais. Bon, je regarde des films, comme tout le monde, mais je zappe toujours énormément de petits détails, de jeux de cadres ou d'encore plein d'autres choses que je ne peux pas énumérer vu que je ne les vois pas. Et pourtant dans ce film je n'ai pas pu faire autrement que de remarquer que les cadrages, les couleurs étaient à ce point mis en valeur, à ce point présent sans que l'on ai pour autant l'impression qu'il en faisait de trop.
En même temps je pense me souvenir que j'avais déjà ressentis quelque chose de similaire la première fois que j'ai vu le labyrinthe de Pan. Nous restons dans le thème.

La musique est aussi très belle tout comme les acteu.rices. Heu, je veux dire qu'iels sont bon.ne.s bien sur, pas juste agréable à regarder, quoique ce soit également le cas... Ok, je m'embrouille, là.

Quand à l'histoire... Arf, je ne peux rien en dévoiler. Sachez juste qu'il ne s'agit pas d'un film d'horreur idiot qui n'a pour seul but que de vous faire sursauter. Je ne suis même pas sur qu'il soit classé dans les films d'horreur. Bien que certains passages sont effectivement terrifiques, du coup, oui, il y est probablement classé, ne serait ce que parce que les monstres foutent vraiment la trouille.


Bon, je m’emmêle les pinceaux, je me répète, je ne raconte rien de très intéressant, vous l'aurez compris j'ai aimé ce film. Moins que d'autres mais suffisamment pour n'avoir rien de gros à lui reprocher et donc rien de plus à en dire si ce n'est : Allez le voir. Parce qu'il est beau, parce que c'est un Del Toro dans la lignée de Pan et parce qu'il est quand même bien classe.

Et puis vous pourriez aussi profiter de cette nuit pour me parler de votre film flippant favoris, vous en dites quoi ?

halloween

29 octobre 2015

Les 3 petits cochons - Tarek, Morinière et Svart

les trois petits cochonsQuatrième de couverture : " Shalom " et " Salam " sont deux loups très gentils, alors pourquoi leur demander d'aller croquer les trois petits cochons ?... Cette histoire connue de tous devient, avec le scénariste Tarek et le dessinateur Morinière, un conte sur la tolérance qui nous interroge sur nos différences socio-culturelles.

Et moi, j'en pense quoi ? Aaah ! Les trois petits cochons. On peut dire que vous l'avez attendue cette critique. Depuis le temps que je l'ai commencée...
Avant d'en débuter l'écriture je ne pensais pas que j'avais tellement de choses négatives à dire au sujet de cette BD. Et si j'ai eu tellement de mal à l'écrire au départ c'est parce que je cherchais un moyen de le faire sans trop dévoiler l'intrigue. Ce qui finalement est impossible.
Du coup je vous préviens je vais devoir spoiler allégrement sinon je n'arriverais pas à en parler. Si vous souhaitez découvrir ce livre par vous même  il vaut mieux arreter de lire ici même. Mais si vous voulez un avis forcément subjectif mais réfléchi quand à la morale de ce bouquin avant de l'acheter vous devriez peut-être continuer votre lecture.

Alors, dans ce livre nous faisons d’emblée la connaissance de deux loups, Salam et Shalom, l'un est juif l'autre musulman, et tout deux se retrouvent dans la forêt des contes imaginaires où une mission leur est donnée : trouver les trois petits cochons et les manger.
Nos deux loups, qui n'ont pas l'air aussi méchants qu'on aimerait qu'ils le soient, ne sont pas emballés par leur quête mais histoire de la faire avancer (l'histoire, donc) se mettent quand même en route.

Dans la foret ils sont mis sur la trace des trois petits cochons par le narrateur lui même et ils y rencontrent plusieurs personnages sortit d'autres contes, perdus ou juste de passage et le tout en devient rapidement un peu lou(p)foque.
Mais ils finissent tout de même par rencontrer nos trois cochons qui portent évidement des noms composés de jeux de mots idiots, Jean-Bon, Gras-Double et Petit-Groin. Les trois frères, bien que tout d'abord inquiétés par les canidés, finissent par accepter de croire en leurs bonnes intentions et tout ce petit monde devient rapidement amis et et se lance dans un pique-nique tranquille sous le soleil.
Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Hem, pas tout à fait. C'est à cet instant que le narrateur revient et s’énerve de voir ces ennemis naturels si détendus et joyeux ensemble et il demande aux deux loups une explication quant à leur défection. Celle qui vient est forcément celle à laquelle on avait tous pensé :
" On ne peut pas manger des cochons, c'est notre religion qui nous l'interdit."
Okay. Qu'à cela ne tienne, notre narrateur pas franchement ravi par ce contre-temps déguise alors les trois petits cochons en trois petits moutons, animal qui paie cher son statut dans pratiquement toutes les grosses religions, et rappelle à l'ordre nos deux loups.

- Les moutons, c'est bon, vous pouvez les bouffer ?
- Ben, heu, ouais je crois bien. Y a rien qui nous interdit de leur faire du mal, hein ?
- Non, non, c'est bon. Les moutons on peut leur défoncer leur race, y a pas de soucis.
- Ok, nickel. Je vous en ai trouvé trois. Alors vous y allez et vous me les dézinguez ces sales bêtes.

Et c'est ainsi que les loupiots attrapèrent les cochons/moutons et les firent cuire vivants dans une grande marmite.
Fin

...

...

Bon ok, non, c'est pas comme ça que ça se termine. C'est pire en fait.
Heureusement donc (il n'y a que le mot Fin qui est faut, hein, tout le reste se passe bel et bien comme indiqué plus haut), la fée Bébéh (ouuuuuh la grosse caricature à peine cachée) débarque juste à temps pour sauver la veuve et l'orphelin les petits animaux innocents. Et pendant qu'elle s'égosille sur les loups, sur le narrateur et sur un peu tout le monde, les déguisements des cochons/moutons se disloquent dans l'eau presque bouillante et les loups comprennent qu'ils ont été trahis par le narrateur. Ils libèrent alors les cochons/juste cochons, s'excusent, sont pardonnés et, sans que l'on comprenne bien pourquoi, dans la case suivante tous les animaux de la foret débarquent pour une grande manifestation. Exigeant principalement, pour les "méchants naturels" de ne plus avoir systématiquement le mauvais rôle dans les histoires pour enfants.
La situation semble plutôt mal embarquée pour le narrateur qui se fait désormais houspiller de partout mais celui ci, malin comme un singe, avait prévu le coup (il n'est pas narrateur pour rien, braves gens). Et qui c'est qui sort subitement du bois pour bouffer tout le monde ? Un nouveau loup. Un loup vraiment mais vraiment très méchant ! Un loup tellement méchant que même Shalom et Salam se réfugient avec les animaux de la foret dans la maison des petits cochons de peur de se faire étriper.

Et c'est là que nous allons revenir deux minutes sur ce fameux nouveau loup.
Alors qu'ils erraient dans la foret, plus tôt dans l'histoire, les deux (pas si) méchants loups ont rencontré un autre loup, un vieux loup tout rabougri et au chômage. Ils ont échangé quelques mots, quelques civilités pourrait-on même dire malgré leur status de bêtes sauvages, et finalement le loup sans travail ne semblait pas terriblement plus méchant qu'eux. Il regrettait juste que tout le travail ne soit désormais plus attribué qu'à de jeunes louveteaux et qu'il ne soit de ce fait même plus en mesure de trouver un petit rôle de figurant au vu de son grand age.
Or, le revoici justement à cet instant précis devant la maison des trois petits cochons et on peut clairement dire qu'il s'agit là du rôle de sa vie puisque tout les autres animaux sans exceptions sont morts de trouille. Même les deux (pas si) méchants loups n'osent pas sortir pour tenter de le résonner. C'est que c'est un vrai méchant, lui, d'après leur dire.
Et c’est vrai, un chômeur longue durée quand il retrouve enfin un job il serait prêt à tout pour le garder, pas vrai ? Y compris à devenir le pire prédateur et le plus méchant des méchants qui soit. Ce n'est même pas la peine de parler avec lui, il ne comprendrait pas ce qu'on essaie de lui expliquer, ça ne peut-être qu'un pauvre dégénéré même pas foutu de s'acheter une morale. Pas comme nos deux (pas si) méchants loups qui auraient été bien incapables de faire du mal aux petits cochons donc. Vu que les cochons ça ne se mange pas, dixit le Grand Loup Triangulaire dans le Ciel.

Du coup il va falloir l'éliminer ce chômeur sur le retour et ce sera fait grâce à une marmite d'eau bouillante dans laquelle il se jettera de lui même en voulant entrer par la cheminée. Il fuira donc se cacher, avec le cul ébouillanté, et tout les animaux de la foret sortiront de la maison en chantant, ravis d'avoir gagné face à cette face de gland.
Et après ça ? Bah il y aura un grand banquet, comme dans Asterix, mais sans les sangliers rôtis, quand même, on n'est pas des sauvages, hein. Même si, en toute honnêteté ça ne m'aurait même pas surprise. Les lapins peuvent bien bouffer des carottes si ça leur chante mais ce n'est pas une raison pour affamer les grands carnivores qui, même s'ils trouvent le maïs grillé de Jean-Bon excellent ne vont certainement pas tenir très longtemps à ce régime là. (Irony, oh sweet irony)

Autre chose, -oui, parce que lancée pour lancée, hein- certains animaux sont clairement humanisés, ils se tiennent sur deux pattes, sont habillés, parlent, etc, mais d'autres sont nus et à quatre pattes, comme des animaux "normaux" donc. Tout les figurants en fait. Un seul des animaux de la foret venus pour manifester va prendre réellement la parole et il se tiendra debout et habillé alors que les autres ne le seront pas. Du coup on doit prendre ça comment ? Il y a, dans cet univers des contes imaginaires, une forme de hiérarchie bizarre qui veut que les animaux les plus intelligents s'habillent et se tiennent sur deux pattes ? Même les parents des trois petits cochons élèvent des poules dans leur ferme. Des poules qui picorent le sol et ne semblent même pas dotées de parole...
Je ne suis pas contre les univers avec des animaux anthropomorphisés, je trouve même ça plutôt sympa dans bien des cas, seulement il faut garder un minimum de logique quand on le fait et je veux bien croire que ce soit extrêmement difficile quand on a même pas un début d’éducation sur ce qu'est le spécisme, ce qui semble clairement être le cas ici. Il y a mille et une chose qui ne vont pas dans ce livre et qui auraient du être remarquées par le dessinateur, le scénariste, l'éditeur ou au moins l'une des nombreuses personnes qui ont du avoir le livre dans les mains avant sa sortie. Or, personne n’a rien vu et c'est un vrai, gros, problème.

Parfois je me demande si je n'analyse pas un peu trop... Ce n'est qu'un livre pour enfants après tout. Mais justement, c'est peut-être pour cette raison que je suis si critique. Les histoires pour enfants ont un impact sur ce qu'ils vont devenir, ce qu'ils vont penser, ce qui leur semblera normal. Faites leur lire des livres où les filles sont toutes des ballerines et les garçons des pilotes auto et il ne comprendront pas qu'un garçon puisse vouloir s’intéresser à la danse. Faite leur lire des livres où même les animaux entre eux font preuve de spécisme en rabaissant certaines espèces et ils ne comprendront pas pourquoi il est inacceptable que des poules soient entassées pas dizaines dans des cages d'un mètre de coté. Faites leur lire des livres où un acte répugnant (tuer quelqu'un qu'on ne connait pas, qui n'a visiblement rien fait de mal et cela juste parce qu'un pauvre trou du cul a dit qu'il fallait le faire) est soit intolérable, soit parfaitement envisageable simplement à cause des origines ou de l'aspect de cette personne (c'est un cochon on touche pas, c'est un mouton on le bouffe) et ils auront toutes les cartes en mains pour devenir intolérants, endoctrinables et dangereux.

Ce qui aurait du être un conte prônant l'acceptation des autres et la tolérance devient finalement un traité spécifiant qu'on peut faire du mal aux autres si rien dans la loi ne nous l'interdit... Ce livre, une fois décortiqué devient l'exact opposé de ce qu'il se promettait d'être. Et personne dans l'équipe éditorial n'avait les outils en mains pour le voir ?


Points forts : Les dessins qui ne sont franchement pas dégueu.
Points faibles : Le mauvais pas qui fait trébucher, il faut être tolèrent envers certains mais surtout pas envers tous. Et il ne faut pas tenté d’éduquer ceux qui sont dans l'erreur mais plutôt les exterminer. C'est plus rapide, plus fonctionnel, plus uniforme. Ce livre se plante sur toute la longueur dans son discours !
Nombres de tomes : 1

halloween
Bah oui, il y a des loups, des méchants et BB.
C'est raccord avec le thème, non ?

28 octobre 2015

La confrérie des lions blancs tomes 1 et 2 - Natsuko Takahashi

conf1Quatrième de couverture : Thomas est un nouvel élève de l’école de chevalerie Wolston. Juste, droit, sincère et persévérant, le jeune homme se donne à fond pour pouvoir vivre son rêve : devenir chevalier blanc ! A-t-il l’étoffe pour y parvenir ? D’après ses résultats aux premières épreuves, il risque d’avoir beaucoup de travail avant d’y arriver… Heureusement pour lui courage, détermination et audace font partie de ses nombreuses qualités !

Et moi, j'en pense quoi ? La confrérie des lions blancs. Je vous ai déjà très brièvement parlé de cette courte série (2 tomes) dans le récapitulatif des nouveautés de septembre mais je voulais y revenir un instant, maintenant que je l'ai enfin lue.

Dans le premier tome nous faisons d'emblée connaissance avec Thomas, notre héro et Bernard, aka le personnage drôle de l'histoire. Très vite viennent s'ajouter Hermann, le premier de classe un peu trop strict et Buzz, le  -heu- faire valoir dirons nous.
Nos quatre apprentis chevaliers étudient dans une école de prestige où, entre les cours traditionnels auxquels il faut assister dans un joli costume, ils apprennent à devenir de vrais chevaliers, forts, courageux, habilles et en armure bien entendu.

L'univers est donc quelque peu atypique, d'ailleurs on ne sait pas exactement à quelle période tout cela se déroule, enfin, à quel équivalent d'une période de notre Histoire puisqu'il s'agit d'un univers alternatif. Et, du moment que l'on accepte ce constat, ce n'est pas forcément une mauvaise chose.
Les cours de langues, de math ou encore de physique sont totalement occultés dans le récit, c'est à peine si nous verrons nos héros étudier, et c'est plutôt une bonne chose puisque ça nous permet de nous focaliser sur le coté chevaleresque de l'école et l'apprentissage de nos jeunes héros qui vont faire de leur mieux pour peut-être devenir un jour des Chevaliers Blancs, grade le plus haut et le plus élogieux dont ont peut rêver.

Tout ça part donc sur une base plutôt sympa et si le premier tome arrive sans trop de mal à, si pas nous captiver, au moins nous intéresser, c'est un peu moins le cas du second.
Dans ce deuxième opus je m'attendais à quelques réponses concernant les petites intrigues  mises en place dans le premier, à propos de Bernard, à propos d'Hermann aussi (surtout ?) mais en fait non, rien, que dalle à ce sujet. C'est un peu frustrant. L'histoire suit simplement son cours et Thomas tache de mériter le grade qu'il convoite tant.

conf3

Ce titre est sympathique mais pas vraiment mémorable, en grande partie, à mon avis, à cause du manque d'enjeux secondaires. La seule ligne directrice est l'envie de Thomas de devenir un chevalier Blanc et à coté, ben, ça manque un peu de consistance. La disparition d'un certain personnage au début du tome 2 aurait du créer un peu plus de remous. La on a peu l'impression que tout le monde s'en fiche et c'est agaçant.

Du coté des dessins ils sont de manière générale assez sympa. Les scènes de combats sont énergiques, les persos ont de bonnes bouilles (même si Bernard a vraiment une tête à claque).

Du coup c'est une petite série sympa mais sans plus, qui ne restera sûrement pas dans les anales et surtout qui me laisse un peu sur ma faim.

Points forts : Les histoires de chevaliers c'est sympa. Les dessins sont cool.
Points faibles : Les ellipses de temps qui couvrent parfois plusieurs années. Le manque d'enjeux secondaires.
Nombres de tomes : Série terminée en deux tomes.

Article initiallement publié sur Yatta Fanzine.

27 octobre 2015

Dans les Déserts du Vide tome 1 - Lydia Valldepérez

deserts du videQuatrième de couverture : 1933. La guerre d’Espagne se profile à l’horizon. Soledad, Juan et Jaime vivent dans un petit village du golfe de l’Ebro, au cœur de la Catalogne espagnole. Soledad, fille d’un propriétaire terrien, au destin dramatiquement lourd à porter dès ses treize ans. Juan, un garçon très pauvre qui s’épuise à travailler pour faire vivre ses vieux parents tout en rêvant d’égalité et de justice. Jaime, un jeune étudiant en médecine, fils de notable, catholique, mais sympathisant à la cause républicaine. Les évènements tragiques d’une guerre fratricide, républicains contre franquistes, vont les jeter sur des chemins douloureux. La guerre va faire de Juan et Jaime deux amis inséparables, et ils aimeront la même fille, Soledad. A travers le regard de trois êtres sensibles et attachants entraînés dans un conflit qui les dépasse, « Dans les Déserts du Vide » emporte le lecteur dans les affres de la guerre civile espagnole, le tenant en haleine jusqu’à un dénouement surprenant, et laisse une marque durable dans le cœur et la mémoire.

Et moi, j'en pense quoi ? Il y a ici une qualité d'écriture évidente. On est clairement face à un bon roman auto-édité. L'histoire se tient, les personnages sont crédibles, la relecture n'a pas été bâclée, le style est fluide... Vraiment, ce livre fait partie du haut du panier de l'auto-édition.

Et pourtant le début n'est pas très folichon. Dés les premières pages une chose grave se passe. On s'attend rapidement à une histoire glauque et malsaine, à des scènes que l'on a pas forcément envie de lire ou d'imaginer. Fort heureusement avec le changement de point de vue une trame nouvelle s'offre à nous et on entre dans un récit radicalement différent.

Des trois personnages que nous suivrons c'est Soledad qui m'ennuiera le plus. Bien qu'elle soit la pierre angulaire du récit on ne sait finalement pas grand chose d'elle à part qu'elle est incroyablement belle et que les hommes en tombent amoureux trop facilement, c'est énervant.
Elle est belle. Hop. Amoureux fou.
C'est trop simple. Ou alors les hommes étaient vraiment stupides au début du siècle et se satisfaisaient de bien peu avant de se déclarer fou d'amour.

"Petite réflexion sur la littérature en général et pas juste sur ce roman."
Ce qui m’amène d'ailleurs à un autre petit détail, rien de bien gros. Quoique... Mais surtout une réflexion qui ne concerne pas que ce roman mais à peut près 80% de ceux que j'ai eu entre les mains. Bien que ça le concerne aussi, évidement, sinon je ne digresserais pas ici.
Dans énormément d'histoires (et donc ici aussi) les héroïnes ou les femmes (même secondaires ou tertiaires) pour qui on (dans la plupart des cas ce "on" est un homme, obviously) est prêt à tout quitter, à tout faire, sont toujours superbes, merveilleusement belles, parfois intelligentes aussi mais c'est limite accessoire (et surtout jamais démontré, tout au plus indiqué dans un coin de paragraphe, entre la fermeté de ses seins et le rebondi de son cul), l'important étant qu'elles soient avant tout de foutues grosses bonasses. Seules les méchantes bonnes femmes médisantes ou encore les personnages secondaires asexuées ou clairement non baisable ont le droit d'être moche, grosse (même juste un peu), voire quelconque. C'est chiant, mais vraiment super chiant, de voir ressasser  encore et encore ce cliché de merde qui sous entend qu'une femme ne peut être désirable, intéressante et source de projection dans l'avenir qui si elle est belle. Foutrement belle.

Alors bien sur il est plus glamour d'avoir un personnage principal sexy, beau, bandant, mais le problème et là ou ça commence à user c'est que c'est systématique chez les héroïnes alors qu'il n'est pas si rare que les héros ne possèdent pas un physique parfait. Ils peuvent avoir la mâchoire un peu trop carrée, le bide un peu gras ou encore des ongles incarnés et ça ne choquera personne. Par contre les héroïnes ont (presque) toujours la taille mannequin, des yeux envoutant, une crinière de braise-jais-or fin qui cascade sur des épaules fines que l'on souhaite enserrer et protéger...

Bon, ici, époque oblige on peut difficilement être face à un roman féministe. Les femmes n'avaient aucun droit, étaient considérées comme des utérus sur pattes et avaient plutôt intérêt à tenir leur langue si elles ne souhaitaient pas prendre un coup. Ce qui est d'ailleurs très bien rendu dans cette histoire et qui fait fulminer intérieurement plus d'une fois. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu'il aurait été intéressant que les héros puissent tomber amoureux de Soledad même si celle ci n'avait pas été une gravure de mode. Ça aurait rendu leur sentiments moins superficiels à mes yeux.

Et on en arrive, à mon goût, au plus gros problème de ce récit. Mais en même temps je sais qu'il s'agira du plus gros points positif pour d'autres lecteurs.
Je ne me suis pratiquement pas attachée aux personnages.
Ou, quand j'arrivais finalement à le faire ils agissaient l'instant d'après de telle façon que je ne pouvais pas être tristes pour eux dans leur malheurs vu qu'ils avaient finalement bien mérités ce qui leur arrivait.
Le comportement général de tout les personnages est agaçant. Ils sont tellement plein de défauts, tellement bien ancrés dans la réalité et tellement détestable car parfaitement crédibles... Des personnages à ce point inspirés de personnes réelles devaient obligatoirement être blindé de défauts, l'être humain en possédant par nature tellement et appréciant follement les cumuler. Seulement, en ce faisant on se retrouve avec des personnages qui sont problématique non pas parce qu'ils sont trop parfaits comme c'est trop souvent le cas mais qui au contraire sont détestable par bien des points. Ils sont trop humains, trop réalistes. Trop souvent je me suis dis « Bah, il lui arrive des merdes mais c'est un peu bien fait pour sa tronche ». A mon avis ce n'était pas l'effet recherché et ce n'est que ma propre sensibilité qui parle.
Du coup pour toute personne n'ayant pas la même que moi sur ces sujets (et ça en fait un paquet) je pense que ce coté réaliste pourra plaire.

Je ne suis pas adepte des récits témoignage (et donc des personnages trop ancré dans la réalité, trop plein de défauts et d’attitudes que l'on rencontre dans la vie de tout les jours, on l'aura compris) ce qui fait que je ne classerais pas ce livre parmi mes coups de cœur. En revanche je n'hésiterais pas à le conseiller à des gens qui aiment ce genre d'histoires parce qu'on est ici face à un produit qui a indubitablement un paquet de qualités. Ce ne sont juste pas celles que je recherche.

Points forts : Une période de l'histoire dont je ne connaissais finalement que les grandes lignes. Il est intéressant de se retrouver projeté ainsi dans cette guerre. Il y a un vrai travail de recherches en amont.
Les descriptions sont claires, on imagine sans mal le petit village, les oliveraies et tout le reste.
Points faibles : Personnages trop ancrés dans le réel. Les trois histoires menées de front ne se valent pas. Jaime : ok. Juan : bof au début et à la fin mais ok au milieu. Soledad : bof tout le long.
Nombres de tomes : 2


23 octobre 2015

Cartes peintes pour PostCrossing

Salutations p'tits fripons !

Rappelez vous, dans le billet sur la nocturne du château de Jehay je vous parlais de Postcrossing, ce site qui propose d'envoyer et recevoir des cartes postales du monde presque entier.
Depuis mon inscription j'ai pu remarquer que certaines personnes indiquaient dans leurs préférences aimer recevoir des cartes faites mains. Je me suis donc dit que c'était là l'occasion de ressortir mes crayons, peintures, ciseaux et autres tubes de colle pour réaliser une petite carte (in)parfaitement unique et personnelle.

cartePC1

Jusqu'à présent j'ai eu l'occasion d'en faire deux.
La première, peinte sur une mini toile de la taille d'une carte postale, a été accueillie très chaleureusement par son nouveau propriétaire américain (c'est pas la classe ça ? Quelqu'un sur un autre continent possède un de mes originaux) et la seconde est toujours en transit, direction la Finlande.

Je continuerai d'en faire de temps en temps et de vous les montrer mais uniquement pour les gens ayant bien spécifié souhaiter en recevoir vu que tout le monde n'est pas forcément intéressé par le fait main.

Mais dites moi, ça vous intéresserait d'autres articles sur Postcrossing ? Des billets pour vous montrer ce que j'ai reçu par exemple ou bien quelques astuces concernant le site? Dites moi tout.

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22 octobre 2015

Nominettes en pierre pour jardin potager

Alors non, déjà, je ne suis pas à la bourre pour faire cet article.

J'ai récolté cette semaine mes derniers petits pois, haricots, borlotti, poivrons et radis mais je ne suis pas à la bourre du tout.
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Du coup, comme je ne suis pas à la bourre, je peux vous montrer sans l'ombre d'un malaise le potager tel qu'il était à la fin du printemps et les grosses pierres petits cailloux qui auraient du nous aider à nous rappeler ce que nous avions plantés là.
Qui auraient du car, très vite, ils ont été ensevelis sous la végétation qui n'a eu de cesse de se faire plus luxuriante à mesure que l'été progressait.
Et puis bon, à la pousse des premiers début de légumes on a plus eu trop besoin de repères. Même sans être des spécialistes les feuilles de radis ça ne ressemble pas trop à des tiges entortillées de petits pois.
Et les fanes de carottes ce n'est pas comme le persil plat, ça ne peut pas se confondre avec autre chose.
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On s'est partagé le travail avec Sieu K, résultat à part l'un ou l'autre je ne suis plus très sur de savoir qui a fait quoi...
Bon, non, pour être honnête en les regardant il est presque tout à fait possible de le deviner (même si je continue à avoir des doutes pour certains), donc si vous voulez jouer à qui à dessiné quoi dans les commentaires donnez vous en à cœur joie.
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Je ne suis pas sur que la peinture résistera à l'hiver. En fait le poivron n'a même pas résisté à l'été. On les redessinera peut-être bien l'année prochaine, et cette fois j'essaierais de vous en parler directement.
Tout au moins si je n'oublie pas de le faire cette fois...
Allez, bonne soirée tout le monde. Et si vous avez d'autres méthodes sympa pour identifier vos jeunes pousses partagez les dans les commentaires, ça  m’intéresse de les connaitre.

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16 octobre 2015

Gohrmicia, tome 1 : Et la prophétie des deux lunes de Belten - Dominique Guenin

Gohrmicia tome 1Quatrième de couverture : Une prophétie vieille de 2000 ans annonçant le chaos... Un espoir... si mince... L'histoire immuable du Mal contre le Bien... Gohrmicia, grande Prêtresse de la vallée de Gohrm, parviendra-t-elle à réaliser la mission pour laquelle elle est destinée bien avant sa naissance?

Et moi, j'en pense quoi ? Commençons par ce qui fâche vraiment, la couverture.  Je ne suis vraiment, mais vraiment pas fan de ce genre de couvertures. Il aurait mieux valu juste utiliser le dessin de la fille, qui est en plus très joli au naturel, tout seul (il est visible sur le site de l'auteure, ici). Parce que, franchement, la superposition de la couverture officielle ne lui rend pas du tout honneur, ça fait très brouillon, personnellement ça ne me donne pas du tout envie d'ouvrir le livre.
Pareil pour les polices choisies, elles sont un tout petit peu hideuses. L'ombre portée, les reflets, tout ça fait présentation power point des années 90 et on voit directement qu'il s'agit d'auto-édition, ce qui est bien entendu un mauvais point.
Mais bon, vous connaissez l'adage et ne je jugez pas un livre à sa couverture, bande de vauriens.

Entrons donc sans plus attendre dans le vif du sujet et évitons qu'il n'y ait, comme dans ce roman, un peu trop de longueurs... Toute la partie intéressante de l'histoire se déroule sur les 50 dernières pages (grosso modo). On ne la voit pas avancer, et pour cause, elle ne le fait pas. A cause de ça j'ai mis énormément de temps à finir ce livre (près d'un mois) ce qui n'est quand même pas si courant.

J'aimerais m’arrêter un instant sur certaines choses qui m'ont dérangées : Gohrmicia a beau être une grande prêtresse elle réagit souvent de façon totalement débile, alors que Duist qui est un étranger qui ne connaît rien à ses coutumes semble comprendre les choses bien plus vite qu'elle.
On se dit assez régulièrement que soit elle n'est vraiment pas taillée pour sa « profession », soit elle fait la petite chose fragile pour que Duist lui vienne en aide, ce qui est dans un cas comme l'autre assez chiant.

[SPOILER ALERT]Aussi, tout ce foin sur la foret dont personne n'est jamais revenu vivant... On insiste lourdement durant toute la première partie du roman la dessus, c'est dangereux, bla bla bla, ceux qui y sont entrés n'en sont jamais revenus, blablabla et pourtant quand Duist et Gohrmicia vont devoir y entrer à leur tour, au moment où on se dit qu'ils vont rester bloqués, que ça va faire comme dans le Hobbit avec la foret qui rend fou, bah en fait non, ils en sortent sans le moindre soucis dix minutes après, on a même pas le temps de frémir pour eux. Bon, on pourra me répondre qu'ils ne s'étaient pas enfoncés très loin, ok. Pourtant la prêtresse a un gros coup de flippe quand elle voit que son ami a dépassé la limite autorisée. Ensuite, bien plus loin dans l'histoire tout les habitants partit pour la secourir vont eux aussi en sortir sans le moindre problème... Bon, entre temps on a bien évoqué la possibilité que ce soit le méchant mage qui capture les marcheurs égarés pour les lobotomiser mais il n’a pas confirmé cette théorie, du coup il n'y a toujours rien de sur mais tout le monde s'en fiche et sort de là sans la moindre difficulté. C'était bien la peine de nous faire une tête comme ça ! [FIN DU SPOILER]

Les personnages secondaires quant à eux sont énervants tant ils sont inutiles et se cantonnent à leur genre. Les filles font les filles, elles rassurent machin, se taisent, ne dégainent pas leur arc assez vite en cas de danger, etc. Et les garçons font les garçons, ils chahutent, rient, font les fous... Ça devient chiant dés la deuxième fois. Ils agissent à chaque fois exactement comme on s'attend à les voir réagir, non pas en fonction de leur caractère (ils sont tous interchangeable, à part celui à qui il va arriver un truc qui le rendra identifiable) mais bien de leur sexe.
Et ça c'est un truc que je ne supporte plus du tout.

Aussi, Duist est vraiment énervant à être aussi parfait. C'est très très difficile de s'attacher à lui.

L'histoire n'est pas mauvaise en soi mais à aucun moment je n'ai frémi pour les héros. Il était évident qu'aucun des deux ne risquait rien malgré la prophétie et il est évident que dans le tome deux tout va s'arranger.

En fait je suis assez embêtée car je n'arrive pas à savoir ce qui manque à ce livre. Dans énormément d'histoires on sait avant de commencer que les héros réussiront (tout le monde ne tue pas la moitié de son casting comme King ou Martin) et pourtant on arrive quand même à avoir peur pour eux, à douter de leur réussite. Or ici ce n'était nullement le cas.

Les actions non importantes sont aussi beaucoup trop longues. Sincèrement je crois qu'on peut saisir tout ce qui est important en passant directement aux 100 dernières pages après avoir lu le premier chapitre.
La lecture n'est pas désagréable mais on a l'impression de ne pas avancer ce qui empêche de la rendre agréable.

Donc, si les personnages principaux étaient un peu plus finis, si les secondaires faisaient autre chose que de la figuration et si le méchant avait un peu plus de personnalité il y aurait moyen d'en faire une histoire de fantasy plutôt correcte.
Pour moi cette histoire, comme elle est à l'heure actuelle, n'est pas terminée. Certains chapitres mériteraient d'être retravaillés et le quotient sympathie de beaucoup de personnages d'être augmenté.
Et bien sur les fautes d'être corrigées (moins que dans d'autres romans auto-édités mais trop quand même).

Quelques détails qu'il n'était pas forcément utile de relever mais qui m'ont fait tiquer :
Qui a ferré Proteegasth, le centaure ? Et pourquoi ? Il vit dans la  foret, c'est un peu inutile.
P78. « Les petits sauvages sont-ils végétariens ou cannibales ? » Vu qu'ils ne sont de toutes façons pas humain le fait d'en manger ne ferait pas d'eux des cannibales mais juste des carnivores/omnivores. Et même en ne mangeant pas d'humains ils n'en sont pas pour autant végétariens puisqu'ils peuvent très bien chasser ou pécher des animaux.
Mais là c'est la chieuse en moi qui parle. 

Points forts : Une mythologie sympa, un scénario pas si mauvais bien que non abouti.
Points faibles : Trop peu d'action, personnages pas attachants, sexisme ordinaire.
Nombres de tomes : 2 pour l'instant. Un troisième (une préquelle ?) est en cours d'écriture.

15 octobre 2015

Paris Versus, l'épilogue (garanti sans mauvaise foi)

epilogue2

Dessin, colo, lettrage : Kob
Encrage : Sieu K

14 octobre 2015

La visite curieuse et secrète - David Wahl

la visite curieuse et secreteQuatrième de couverture : « Lecteur, si tu choisis d’ouvrir ce livre, tu y verras me tenant compagnie et me chauffant la jambe, un manchot, royal qui plus est. Comme un être humain il possède un prénom, connu d’un petit cercle de privilégiés. Il s’appelle Dominique. Dominique le manchot. Tu apprendras bientôt, au cours de ces pages, la cause de ce prénom ainsi que sa surprenante histoire. »
D’où vient la haine que les hommes ont longtemps portée aux manchots ? Sait-on que ces derniers ont bien failli disparaître dans d’horribles circonstances ? Et que cherchons-nous par delà les flots, alors que nous savons à peine nager ?  La Visite curieuse et secrète enquête sur le mystérieux lien qui semble rattacher l’homme à l’océan. Des légendes ancestrales aux dernières et invraisemblables découvertes scientifiques, pour la plupart encore confidentielles, une navigation jusqu’aux frontières du monde connu se déploie au fil des pages.
Un essai drôlatique, sérieux, commis par un esprit plein de malice, dans la veine de son précédent ouvrage le Traité de la boule de cristal.

Et moi, j'en pense quoi ? S'il y une chose que j'aime dans les opérations Masse Critique c'est le fait que je reçois à chaque fois des livres que je n'aurais probablement jamais ouvert sans ça. Et jusqu'à présent il s'est toujours agi de découvertes vraiment sympa.
Jusqu'à ce livre ?
Hmm, non, ce serait trop simple de le résumer ainsi.
Que dire de cette lecture ? Je suis partagée comme rarement je l'ai été.

La lecture de ce petit livre est intéressante, vraiment, tantôt on s'étonne, tantôt on s'amuse... et tantôt on est abasourdi par tant de stupidité...

Bon, sincèrement, les histoires racontées dans ce livre sont surprenantes et pour la plupart vraiment passionnantes. Bien que souvent pessimistes, montrant à quel point l'Homme a souvent été néfaste aux animaux et à la nature au court de l'Histoire, et on aurait presque pu le prendre pour un traité en faveur de ces derniers si seulement la conclusion avait été à la hauteur du reste de l'ouvrage.
Mais terminer un tel pamphlet par "Un jour un homme fit cuire sa viande et grâce à ça nous nous sommes hissé au dessus des autres espèces et sommes devenus plus intelligents qu'elles", franchement ? Déjà c'est un raccourcit idiot, très potentiellement faux et qui ne fait absolument pas l'unanimité parmi les spécialistes mais en plus ça fait planer un sacré doute sur l'ensemble des anecdotes compilées avant ça. Si l'auteur a aussi mal interprété toutes les histoires dont il parle il ne reste finalement pas grand chose à garder dans tout ce qui fut dit dans ces 107 pages.

Dés le départ l'auteur nous demande de le croire sur paroles, il nous prévient que ce sera parfois compliqué mais nous promet de ne nous raconter que la vérité et, grâce à sa plume agréable, moi j'ai eu bien envie de le croire. En plus les histoires qu'il conte sont incroyables et ça fait quelque chose (tantôt positivement, tantôt négativement) de penser qu'elles sont vraies.
Oui, mais !
Oui, mais cette conclusion loufoque, spéciste et absurde vient tout remettre en question.

Du coup j'ai vérifié une partie des autres infos disponible et elles semblent grosso modo correctes.
Pas de quoi en faire tout un fromage donc ? Mouais, je reste quand même très déçue par la conclusion de ce bouquin, qui est tout de même un peu plus développée que la ligne que j'ai résumée plus haut mais que je me vois mal recopier dans son intégralité, ne serait ce que par respect.
J'aurais pu lui mettre quatre étoiles, j'aurais voulu lui mettre quatre étoiles en fait, mais il devra s'en contenter de trois.

Au niveau de l'édition en elle même le papier aurait mérité un grammage un chouilla supérieur. ici on voit la page suivante en transparence et ce n'est pas très agréable. Sinon le format carré et la mise en page donnent un cachet plutôt agréable.

Je terminerais en remerciant Babelio et les Éditions Riveneuve pour cette découverte.

Points forts : J'aime les histoires insolites, en particulier quand elles sont vraies. Le format carré qui change et donne l'impression d'avoir un livre spécial en main.
Points faibles : La conclusion gache tout.
Nombres de tomes : 1