28 février 2016

Quand je viens me faire caliner... [un cadeau de St Valentin en BD]

Hey, bande de chaussette en bois !

Vous l'avez réclamé (à trois, oui, mais vous l'avez fait), donc le voilà.
Le cadeau que Sieu K m'a fait pour la St Valentin.

Toute ressemblance avec des personnages existant.e.s serait purement fortuite.
Si, si.
C'est vrai.

Je lui ai déjà fait remarquer les fautes d'orthographe alors vous pouvez en rajouter une couche mais il y a peu de chance qu'il les corrige parce qu'il a ajouté des filtres après avoir lettré et que ça le fait chier de le refaire.
En gros.
Voilà.

pourquoi tu m aimes (1)

pourquoi tu m aimes (2)

pourquoi tu m aimes (3)

pourquoi tu m aimes (4)

pourquoi tu m aimes (5)

pourquoi tu m aimes (6)

Après ça vous allez imaginer que je suis méchante.
Et bien sur ce n'est pas vrai, hmm...


16 février 2015

Minousha ou la femme-chat qu'a pas froid, même sans ses bas. (cadeau d'anniv)

Aujourd'hui on a eu droit à quelques beaux rayons de soleil en Belgique (enfin, chez moi en tout cas). Les premiers depuis longtemps (si on ne compte pas ceux de la semaine dernière en fait, qui étaient, eux, réellement les premiers, pour le coup) et j'ai profité de leur douceur pour faire les photos d'un des cadeaux que j'ai offert à Sieu K pour son dernier anniversaire. En décembre, oui, tout à fait. Je n'ai presque pas de retard. Tout est normal.

Minousha (3)

J'avais décidé de rendre en 3D l'un de ses vieux personnages (peut-on vraiment parler d'OC [original character] quand il n'a été représenté que 3 fois en tout et pour tout?) que je sais qu'il aime encore.
Ceux qui me suivre depuis quelques années s'en souviennent peut-être mais pour les nouveaux je vais quand même la représenter.
Minousha, être mi-femme mi-chat dont les passes temps, pour ce que j'en sais, se résument à boire de l'alcool fort et à se promener à poils. Son nom vient de celui que mes nièces ont donné à notre vraie chatoune... Tout est normal.

Minousha by Feind Herz

Je suis partie d'une figurine existante (parce que je suis une grosse feignasse) et l'ai transformée pour la faire passer de ça :

pasminousha

A ça :

Minousha (1)

Elle est carrément plus grande que les figurines petit peuple (4,5cm contre 0,7 à 1,5cm pour les PP) ce qui est, en fait, très appréciable pour peindre les détails, même si le visage n'est pas vraiment tip top, faut bien l'avouer.

Minousha (2)

Enfin voilà, ce n'est qu'une petite custo mais j'ai trouvé ça sympa à faire et elle a plus à Sieu K, ce qui est le principal.

Minousha (4)

Mais à vous, elle vous plait?

26 janvier 2015

Soirées Divers 2

Lundi 12 : J'ai une nouvelle bannière! Bon, ça fait une semaine donc vous avez dû vous en rendre compte mais je le dis quand même ^^

Mardi 13 : Je me rends compte que je me suis peut-être un peu laissée emporter sur l'histoire du sanglier... J'aimerais être comme ces vegans super zen et cool qui arrivent à faire prendre conscience aux autres du bien fondé de leur démarche sans les agresser, mais plus je vois ce qui se passe dans le monde plus je m'en éloigne et deviens intolérante...
Je n'arrive plus à fermer les yeux sur ces actes, c'est trop dur pour moi.
Y a encore du boulot donc...

Mercredi 14 : J'ai reçu des nouvelles chaussettes trop cool! Soyez pas jaloux... Quoique, si en fait, soyez le. :P

Vendredi 16 : J'ai encore pété le câble de mes écouteurs... Quelqu'un utilise t-il un casque sans fil dans l'assistance? Il fonctionne bien? Il se décharge pas trop vite? Vous avez des conseils à me fournir? Je suis de plus en plus intéressée. Je dépense une fortune en casque sur une année et j'en ai ras le cul, là.

Jeudi 22 : Je crois que j'ai froissé le téléphoniste de la Fnac...
Je vous explique.
La semaine passée j'ai renvoyé ma Kobo pour qu'elle soit remplacée/réparée et je dois donc attendre un coup de fil du SAV pour m'expliquer la suite des évènements. Lundi soir, en activant mon réveil je découvre que j'ai un appel manqué datant du matin même, un numéro privé, surement la Fnac. Je désactive donc le silencieux pour la première fois depuis des semaines en espérant qu'ils rappellent le lendemain. Mais mardi passe sans faire retentir la sonnerie désagréable de l'engin que je déteste et redoute. Je reste à proximité de lui pourtant, contrairement à d'habitude. Je l'abandonne juste vers 20h pour aller me chercher un dessert dans la cuisine. 3 minutes. Juste 3 minutes... Et quand je reviens, ma pomme dans une main et mon cacao dans l'autre j'entends  BIPEUUUUH (sous entendu "De électricité! Donnez moi de électricité ou je m’éteins") Et oui, 3 minutes d'absence pile au mauvais moment. Je fais charger le malandrin et je me dis qu'ils rappelleront bien le lendemain, encore. Donc, hier, quand je me fait réveiller par la sonnerie du gsm je bondis hors du lit et me précipite sur l’interrupteur de la rallonge. Je décroche en même temps, salue Tartempion de la Fnac, confirme que je suis bien moi même de chez moi et, alors que Tartempion commence à m'expliquer la raison de son appel et que j'approche au même instant le bout du chargeur de l'orifice du téléphone ce dernier s’éteint dans un TWOUTTTWOUT misérable.
Aujourd'hui Tartempion n'a pas rappelé, il doit penser que je lui ai raccroché au nez, et je ne peux pas le contacter le numéro étant privé...

Pourquoi Tartempion ne peut-il pas me laisser un message ou m'envoyer un mail? Tout serait déjà réglé si on avait pu le faire par mail...
J'aime pas le téléphone. J'aime pas cette situation qui m'oblige à attendre un coup de fil toute la journée pour régler un problème via ondes interposées. J'aime pas le fait que mon GSM soit un mort de moins en moins vivant. J'aime pas le fait de ne pas aimer le téléphone.

Vendredi 23 : Rah! Mais c'est quoi ces dessinateurs qui refusent qu'on partage leurs dessins, bordel? Pinterest vient encore de me supprimer quelques fanarts parce que le dessinateur qui les a fait ne veut pas qu'ils soient partagé... Si tu dessines pour toi et juste pour toi ne publie pas les-dits dessins sur internet, connard! C'est pas non plus comme si j'avais recadré tes images pour que ta signature n'apparaissait plus. Si je, non, si on partage tes dessins c'est qu'ils nous plaisent, abrutit, tu devrais être content plutôt que de les faire enlever.
Surtout que, perso, j'essaie généralement de m'arranger pour mettre le nom du créateur en commentaire et/ou que le lien renvoie à sa galerie.
Ce n'est en rien du vol, c'est un partage, parce que je trouve ça joli. Quand on est pas foutu de comprendre ça mieux vaut résilier son abonnement internet.

Dimanche 26 : J'ai reçu un fanart représentant Ciel du la part de ma nièce pour mon anniv :D Il est chouette hein!?

soireesdivers2Crédits dessins : Libraire et fier de lettre - libraire et client (qui n'est pas Tartempion).
Tsuki-Nekota - fanart Destiel (qui n'est pas la personne qui refuse qu'on partage ses dessins, vu que celle ci refuse qu'on partage ses dessins... Donc quitte à partager un dessin pour illustrer mes propos je le fais avec une personne qui dessine trop bien et qui ne fait pas chier son monde en faisant supprimer les dessins qu'on partage. Vàlà).
Marie M. - fanart Ciel (qui est ma nièce donc).
Sieu K - Bannière TLCMAK (qui est mon dessinateur officiel, vous avez du vous en rendre compte...)
Pour le reste, ben, c'est mes nouvelles chaussettes et un casque sans fil lambda, ça ne demande pas trop de crédit.

Vous voulez savoir ce que sont les Soirées Divers? Tout est expliqué dans le premier billet, par ici.

 

 

29 décembre 2014

Jeu de cubes avec personnages pour enfants - téléchargement gratuit + DIY

Vous trouvez facilement quand vous devez faire un cadeau à un enfant de moins de 5 ans, vous? Moi c'est un moment que je redoute toujours parce que je ne sais jamais quoi lui acheter.
Je n'ai jamais été attirée par les bébés, je ne cherche pas à les porter, à leur mordre les pieds, à leur faire des bisous ou, encore pire, à ce qu'ils m'en fasse (eerk!). Ce qui fait que je n'ai aucune idée de ce que sait/aime faire un enfant avant qu'il ne soit en age de pouvoir discuter avec moi. D’après mon expérience perso 5 ans c'est le minimum.
C'est pas que je n'aime pas les bébés, c'est juste que je ne leur trouve aucun attrait. Je ne vais pas me faire que des amis sur ce coup là, je le sens... 

Cubes (1)

Enfin soit, le truc c'est donc que, quand il est question de leur faire un cadeau, je suis toute perdue. Je peux passer une demi heure dans le rayon 0-5 ans d'un magasin de jouets à prendre et reposer 10 000 jeux, mes pensées allant de "Ça a vraiment l'air beaucoup trop simple ça" à "Houla, c'est pas un peu complexe ce truc là?". Mais comme il n'y a personne pour me dire si j'ai raison ou tort je ressors bien souvent les mains vides.

Cubes (4)

Et c'est là que mon résidu de créativité se met en marche, je me dis "Bon, il est trop jeune pour râler parce qu'il n'a pas reçu exactement le jouet que la télé lui à imposé qu'il voulait, je peux donc, peut-être, me laisser aller à lui préparer un p'tit truc sympa". Vient alors une période de recherches intensives au cour de laquelle je fouille des centaines de blogs/sites/boards Pinterest jusqu'au moment où s'impose à moi the bonne idée. Ou aussi, parfois, j'ai déjà une idée dés le départ.

Cubes (3)

Cette fois c'était plutôt la seconde option. On n'est pas obligé d'être torturé H24 non plus, hein.

Mon idée allant requérir une aide extérieure j'ai immédiatement mis Sieu K sur le projet et, après quelques coups de trique bien placés, il s'est exécuté de bonne grâce illico presto.

Cubes (5)

Je lui ai donc demandé 12 bonhommes, parce qu'en fait je suis une grosse nouille qui ne sait pas calculer quelque chose d'hyper simple, et je me suis mise à la recherche de petits cubes de bois.
A mon grand étonnement ils n'ont pas été particulièrement difficile à trouver, j'ai eu de la chance je crois. Ça doit être ça que les anciens appellent le miracle de Noël.

Cubes (6)

Une fois mes cubes en mains (et mon cerveau mis en marche) je me suis rendue compte qu'il allait me manquer 6 bonhommes. J'étais sur le point de ressortir la trique pour faire encore un peut bosser mon âne quand je me suis dis "Et si je lui donnais la possibilité de les dessiner lui même?" Bon, il est certes un peu jeune pour faire des bonhommes à la craie sur d'aussi petites surfaces mais il a deux grands frères, ils pourront toujours le faire pour lui. Et puis il grandira aussi. 

Cubes (7)

A ce moment ce fut décidé et je partais imprimer mes petits bonhommes sous numéraire tout en préparant ma peinture ardoise (on clique ici pour apprendre à la faire maison). Car oui, je sais faire deux choses en même temps, même si ça demande de se trouver dans deux endroits à la fois.

Bon, je ne vous fais pas un dessin hein, faut imprimer, découper, coller sur les cubes les images des petits bonhommes, vernir et ardoiser les faces restantes.

Cubes (8)

Et comme je suis quand même super sympa (oui, ça va les chevilles, merci) je vous propose de télécharger les petits bonhommes pour pouvoir reproduire ce jeu chez vous.

Ici en version cube de 3cm. (clic droit - ouvrir dans un nouvel onglet - imprimer en 4A paysage)

cube1  cube2

Et ici en grand pour que vous puissiez les redimensionner à la taille voulue si vos cubes sont plus grands que les miens.

g10847



NB : Vous pouvez télécharger ces dessins pour réaliser des cubes (ou d'autres choses) pour vous, voir même pour offrir mais en aucun cas pour vendre!

Et surtout n'oubliez pas de laisser une photo si vous les réalisez ;)

purefamille

24 décembre 2014

Un dessin pour chacun avec les emballages personnalisés. - Calendrier de l'avent J24

Pour ce 24eme jours, et parce que je commence un peu à être à court d'idées de tuto rapide, je vous propose de jeter un oeil sur nos emballages cadeaux, histoires de peut-être vous donner des idées pour l'année prochaine ou pour un prochain évènement. 

Cadeaux Noel 2014 (2)

Sieu K a mis la main à pâte cette année.
C'est lui qui les a tous fait, il a carrément assuré!

Cadeaux Noel 2014 (3)

Et je dois dire que le résultat à dépassé mes espérances les plus folles!

Cadeaux Noel 2014 (4)

Vous les trouvez sympa?

Cadeaux Noel 2014 (5)

Vous avez un préféré?

Cadeaux Noel 2014 (6)

Moi je suis amoureuse du petit cochon ^^Il est hyper mignon.

Cadeaux Noel 2014 (7)

Mais c'est pas tout ça!
Vous avez aimé ce calendrier de l'avent? Quel à été votre jour préféré? Ça me plairait assez de le savoir alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire.

Cadeaux Noel 2014 (8)

A bientôt tout le monde et bon réveillon.

On parlera bientot de la boite noire... Promis ;)


12 décembre 2014

Tag offert pour nominer vos cadeaux - Calendrier de l'avent J12

Pas de tuto aujourd’hui mais un petit cadeau.
Des petits tags à imprimer, découper et coller sur vos cadeaux.

Indispensable si vous êtes d'un naturel distrait et que vous craignez de confondre l'appareil à croque monsieur de tatie Georgette, 54 ans, et la bat-mobile de votre neveu Lucas, 5ans.

Voilà donc deux planches format A4 aux couleurs de Noël que vous pouvez imprimer encore et encore et encore... Enfin, si vous avez suffisamment de cadeaux pour les coller tous ;)

 

TAGnoelOR

TAGnoelRVB

01 décembre 2014

Gagnez des stickers avec Feind Herz - Calendrier de l'avent J1 [FINI]

Je vous avais promis une surprise pour le 1er décembre et la voilà! Tout comme il y a deux ans je vous propose un calendrier de l'avent. Chaque jour jusqu'à Noël venez découvrir un nouvel article sur le blog, tantôt un tuto, des idées cadeaux ou un concours, vous trouverez chaque jour une nouveauté à vous mettre sous la dent en attendant de pouvoir déballer vos autres cadeaux sous le sapin.

 

Aujourd'hui on commence donc avec un concours qui vous permettra peut-être de remporter un lot de 4 stickers au choix dans la boutique de Feind Herz (Sieu K quoi).

Conditions de participation :

  • Partagez sa boutique sur Facebook, Twitter ou autre.
  • Partager le concours sur Facebook, Twitter ou autre.
  • Laissez un commentaire sous cet article avec le nom de votre dessin favoris parmis ceux proposés dans sa boutique ainsi que les liens de vos partages.

Grandement apprécié aussi mais non obligatoire :

Concours stickers Feind Herz sur Kobaitchi.com

Le concours se terminera le 15 décembre à 23h59.
Le gagnant sera contacté par mail et annoncé sur le blog et la page FB dans les jours qui suivront.

Bonne chance à tous!

 

Edit : La gagnante est le numéro 6, c'est à dire Bounty!
Félicitations!

Concours ouvert au monde entier.

24 octobre 2014

CALAVERAS - Le tissu, les sacs, les coques GSM, la TOTALE [Et besoin de vous!]

Hello mes petits mochaccino!
Bah quoi? J'ai pas le droit de vous trouvez un surnom à la con comme la plupart des blogueuses hypes et cool?
Vous dites? Hmm, pas de ça chez nous? Bon ok, comme vous voudrez, vous resterez juste les gens alors.
On se la refait.

Salut les gens!
Une fois n'est pas coutume je vais avoir besoin de vous!
Comme je vous l'ai dit il y a quelques semaines je pense refaire une collection de tissus sur Spoonflower et le premier a être dévoilé est un partenariat avec Sieu K (comme c'est étonnant hein) qui s'est sentit inspiré (et pas du tout forcé) par le thème du concours de la semaine; Calaveras.

Je peux déjà vous dire qu'il y aura plusieurs design sur ce thème mais, hélas, vous ne pourrez pas vous les procurer pour cet Halloween. Parce qu'avant qu'ils ne soient en vente je dois les avoir commandé une fois moi même et que le délai d'attente entre la commande et la réception peut dépasser 30-40 jours. Alors j'ai beau tourner ça dans tout les sens je ne vois pas comment ils pourraient être chez vous pour le 31 de ce mois ci.

Enfin, ce que je vous demande aujourd'hui c'est d'aller sur ce lien (avant mercredi prochain c'est mieux) de cliquer sur le petit V sur notre motif si vous le trouvez sympa, et sur d'autres si vous avez un ou plusieurs coups de coeurs parce qu'il n'est, heureusement, pas interdit de supporter plusieurs designs, de bien scroller jusqu'en bas et de valider votre vote. Et si vous n'avez pas de compte vous pouvez quand même voter, c'est génial hein. Mais si vous en avez un vous pouvez en plus ajouter vos tissus préférés dans vos favoris, c'est toujours pratique pour les retrouver plus tard.

calaverasfirst

Tant que j'y suis j'en profite aussi pour vous informer que ces dessins sont également disponible dans la boutique Red Bubble de Sieu K en plusieurs sortes d'objets (t-shirt, stickers, coques GSM, sac, coussins, etc). N'hésitez pas à aller jeter un oeil, à acheter si le coeur vous en dit, à liker, à twitter, à favoriser, à pin-iter, enfin à partager un maximum pour l'aider à se faire d'avantage connaître!

 

D'avance merci à tous ceux qui le feront !

Et tant qu'on y est voici ma petite sélection perso.
Comme à chaque fois il y a pas mal de très chouettes motifs!

calaverasconcours

Je vous rappelle les liens importants.
La boutique de Sieu K
La sélection Calaveras
Le lien du concours

Article pour le P52 du 27 février au 5 mars : Collaboration

01 octobre 2014

Ce qui se cache dans les couloirs ou l'histoire d'un défi à la con 5

Vous ne l’espériez plus mais voilà enfin la suite de l'histoire de Casey.
Comme je vous l'ai dit je connais la fin, j'ai les réponses aux questions, je ne sais juste pas quand elles arriveront, ce sera à Casey de ne me faire signe quand le thème imposé l'inspirera.
En attendant on est censé enchainer avec le nouveau thème mais comme, encore une fois, il n'apparait pas je vais attendre le prochain chapitre pour vous le dévoiler. Cette survivante a tellement plus à raconter que je ne me l'étais imaginé.

Si vous le souhaitez vous pouvez vous rafraichir la mémoire :
par ici pour le premier chapitre
par ici pour le second
par ici pour le troisième
et par là pour le quatrième


Au petit matin, ou du moins ce que Casey pensait être le petit matin, la rescapée ouvrit les yeux sur un plafond qui n'était pas celui de son container. La seconde d’après elle était debout, les genoux fléchis, prête à bondir au loin tel un animal traqué quand elle se rappela où elle était et ce qu'elle y faisait. Le soir précédant, après le repas, le vieux médecin lui avait proposé de passer la nuit dans le hall surplombant son loft, lui aussi desservit en électricité. Elle avait donc pris les escalators et, aidée par l'homme qui lui ouvrait le chemin, avait déplacé un panneau de bois obstruant la grande entrée. Et là c'est le souffle coupé qu'elle avait découvert une pièce remplie de lits, d’hôpitaux pour la plupart, plus facile à transporter d'après son hôte, grâce à leurs roulettes.
Elle lui avait posé des questions bien sur, sur la raison qui l'avait poussé à réunir un tel nombre de lits, mais il était resté très vague dans sa réponse, lui avait répondu qu'il espérait, à l'époque, que d'autres survivants pourraient venir habiter le métro avec lui et qu'ensemble ils auraient pu recréer une sorte de civilisation. Il semblait plutôt honnête mais elle ne pouvait s’empêcher de lui trouver un air pas totalement clair et de penser qu'il lui cachait quelque chose.

Quelques ampoules étaient restées allumées toute la nuit ce qui lui avait permis de ne pas reconnaitre le plafond mais qui lui permettait aussi à présent de rejoindre la grande porte sans se cogner au mobilier. Arrivée au sommet de l'escalator la survivante actionna l’interrupteur que lui avait indiqué l'homme la veille et, une à une, regarda les lumières s'évanouir dans le large hall. Ignorant si le médecin dormait encore ou non elle ne toucha pas au panneau de bois et descendit immédiatement les escalators stoppés dans leur course probablement pour toujours. Tout en descendant aussi silencieusement qu'elle le pouvait elle observa une fois encore l'habitation du vieil homme. Seules quelques ampoules étaient encore allumées de ci de là, on était très loin de l'espace exagérément lumineux du jour précédant mais, même ainsi, le luxe dans lequel il vivait sautait aux yeux, tout ces livres, et cette bouffe en surabondance disposée près du chaudron. Il ne pouvait pas tout consommer tout seul, c'était impossible, alors que faisait-il de ce qui ne lui servait pas? Il ne les laissait quand même pas moisir? Ou pire, il ne les brulait pas, hein?
Arrivée au bas de l'escalator elle scruta la fond de la pièce en direction du lit mais la lumière étant absente de ce coté elle ne pu dire si elle était la première levée ou non. Elle hésita à aller directement voir s'il dormait encore et dans ce cas à le réveiller pour lui demander de la raccompagner à la sortie mais, n'ayant aucune idée de l'heure qu'il était, elle préféra s'abstenir et se dirigea plutôt vers la bibliothèque. Dans la semi obscurité elle s'échina à deviner plus qu'à lire les titres des ouvrages mais, à son plus grand désappointement, la majorité d'entre eux parlaient de médecine ou de science. Pas qu'elle soit plus bête qu'une autre ou allergique à l'idée d'apprendre de nouvelles choses mais là tout de suite elle aurait préféré un comics quelconque ou n'importe quelle histoire qui lui aurait permis de s'évader un tant soit peu.
S'étant trop éloignée de la dernière source de lumière elle ne parvint rapidement plus à discerner une couverture d'une autre et les titres lui étant devenu illisibles elle s'en alla rebrousser chemin les mains vides et ce n'est que parvenue à hauteur de la porte de la salle de bain qu'elle aperçut la pile de vêtements que l’homme avait laissé là pour elle la veille. N'ayant toujours pas confiance en lui elle n'y aurait pas prêté attention si deux choses ne s'étaient ajoutée à cette pile depuis lors, une paire de bottines taille 39 et un livre de Kenneth Cook.
Casey se mordit la lèvre telle une enfant en proie à une indicible décision, bonbon au caramel ou à la fraise? Sauf qu'ici la l'indécision était bien plus complexe, fallait-il accepter ou non les présents d'un homme aussi égoïste qui se cachait dans des tunnels depuis des années? Elle passa les doigts sur le cuir des chaussures, sur la couverture du livre, elle fit vibrer ses pages du bout de son index et, soudain, le froid du sol, celui de toutes ces nuits passées au dessus de la ville, la rudesse des coups qu'elle avait pris tout comme celle de son cœur meurtrit depuis tant de temps se rappelèrent à son bon souvenir et c'est d'un geste agacé qu'elle effaca sur sa joue la preuve de ses blessures, de sa faiblesse.
L'instant d’après elle retirait une paire de chaussettes bleu nuit de la pile de vêtements, les enfilait, les recouvrait aussitôt des bottines qu'elle laça avec délectation, enfilait un pull brun trop grand pour elle par dessus son t-shirt usé et se laissait tomber dans un fauteuil situé juste sous une des lampes en activité avec son nouvel ami qu'elle ouvrit à la page 1.

Quand elle fut interrompue par le médecin Casey eu l'impression qu'elle n'avait commencé sa lecture que depuis quelques minutes à peine mais le nombre de pages tournées l'obligea à se rendre à l'évidence, elle était sur ce bouquin depuis ou moins une heure, peut-être même plus longtemps.
- Bien dormi?
- Le soleil est levé?
- Depuis deux heures environ. Elle se remit sur ses pieds d'un coup brusque et rapide.
- Vous m'aidez à sortir d'ici?
- Comme je te l'ai promis. Tu ne veux pas manger avant? Elle loucha du coté de la marmite, son corps tout entier criait oui mais elle secoua la tête en signe de négation. Comme tu veux. L'homme haussa les épaules et s'éloigna en direction du couloir par lequel ils étaient arrivés quelques 12h auparavant. Casey regarda le livre qu'elle tenait dans les mains , triste de l'abandonner avant de l'avoir fini mais le reposa sur l'assise du fauteuil.
- Reviens le terminer plus tard si tu veux. Elle lui lança un regard noir.
- Comme si je n'avais que ça à faire. C'est l'apocalypse dehors même si vous ne voulez pas en entendre parler.

Pas vraiment surpris par ce changement de comportement l'homme de broncha pas, ne se retourna même pas, mais regretta un peu de ne pas lavoir laissée continuer à lire, elle avait eu l'air si paisible à cet instant contrairement à maintenant, contrairement à n'importe quel autre moment passé en sa compagnie.
Quand, quelques minutes plus tard, ils furent en route pour l’extérieur, Casey se mit, si pas à avoir des remords, au moins à se sentir un peu nulle. Quoi que l'homme ait fait seul dans ces galeries ces dernières années il avait tout de même partagé son repas avec elle sans hésiter, il lui avait fourni de nouveaux vêtements, des chaussures, il avait aussi réunit tout ces lits bien que dans un but encore obscur pour elle et, surtout, il était responsable de sa première heure d'évasion, de sa première heure de tranquillité, depuis que tout ça avait commencé. Elle voulait le remercier mais un simple "merci", surtout après l'avoir rembarré, semblerait un peu forcé, mieux valait encore ne rien dire. Pendant encore un moment ils marchèrent donc en silence, lui, ouvrant la marche avec son flambeau et elle, marchant derrière lui, l'esprit encombré de pensées dont elle se serait bien passée. Qui s'emmerdait encore à être reconnaissant en de pareils temps?
Quand soudain elle su comment le remercier.
- Il y a des ours dehors. C'était sortit tout seul. Vu qu'il vivait sous terre il ne devait pas savoir ce qui se passait à la surface et elle ne lui avait pas dit pourquoi elle était entrée dans le métro, il ignorait forcément cette donnée, elle même l'ignorait encore 48H plus tôt.
- Quoi? Il se retourna l'air perplexe.
- Il y a des ours, plein d'ours je veux dire, pas deux ou trois comme avant. Hier j'ai été traquée par un groupe d'une quarantaine d'individus, j'en avais jamais vu autant.
-Des ours? Des ours comment? Et ou? Il semblait sur le point de perde son sang froid tout d'un coup et se rapprocha d'elle en un pas, la faisant se heurter au mur derrière elle quand elle tenta de lui échapper.
La surprise passée Casey le repoussa et s'écarta de lui, feignant l'indifférence.
- J'en sais rien moi, des ours bruns. Peut-être des grizzlis pour ce que j'en sais.
- De grizzlis? En pleine ville?
- Mais ça veut dire quoi en pleine ville maintenant? S'emporta t-elle quand il fit mine de l'approcher à nouveau. Elle n'avait pas tort, la ville était redevenue sauvage peu à peu après l'attentat, ainsi était-il vraiment étonnant que les animaux sauvages et potentiellement dangereux aient petit à petit reprit leurs droits? Néanmoins, 40 ours d'un coup ça fleurait le pas super naturel. L'homme fit quelques aller retour rapide sur les pavés, voulu parler une fois mais se tut, s'éloigna, revint, s'éloigna à nouveau, Casey ne savait qu'en penser, pourquoi se mettait-il dans tout ses états pour des ours, lui qui ne sortait jamais?  Quand il revint et enfin parla.
- Je sais que je t'ai dis que je t’emmènerais dehors mais avant peux tu m'aider? Juste une fois, juste cette fois. J'ai une chose importante à faire, ensuite je condamnerais toutes les entrées du métro, l'hiver vient et les ours ça hiberne.
Casey n'avait pas pensé à ça et si, effectivement, l'entrée par où elle était passée ne leur permettait pas de la suivre il n'en allait surement pas de même pour toutes les autres et quand ils chercheraient un endroit ou se reposer jusqu'au printemps le métro ferait probablement une cachette d'enfer.
Néanmoins elle n'était pas sur d'avoir envie d'aider l'homme. Si elle s'était effectivement sentie redevable pour les fringues et la bouffe elle estimait en revanche que l'info sur les ours était un paiement suffisant. Mais qu'en était-il pour l'heure d'évasion? L'heure de tranquillité? Pire, l'heure de rire? Cette info était-elle un paiement suffisant? Pas sur.
A contre cœur elle accepta de lui rendre service et c'est à reculons qu'elle le suivit dans un autre couloir.

Plusieurs fois ils descendirent de nombreuses volées d’escaliers, alternant couloirs noirs comme la mort et d'autres éclairés de toutes parts quand, enfin, l'homme lui annonça qu'ils étaient arrivés. Ils étaient dans la portion la plus basse, la plus enterrée du métro. Sur sa droite Casey aperçu des palettes disposées de façon à permettre une descente, et une remontée, vers les rails. Elle s’apprêtait à s'en approcher quand le médecin l’appela dans l'autre direction. A regret elle s'éloigna donc et retrouva l'homme dans un coin mieux éclairé ou reposait bien alignées des caisses et des caisses de légumes en tout genre.
La jeune femme ravala un hoquet de surprise ainsi qu'une volée d'injures. Du moins jusqu’à ce que l'homme ne reprenne la parole.
- Tourne toi.
- Quoi? Pourquoi? Qu'est-ce-que vous voulez faire?
L'homme roula des yeux vers le ciel, visiblement excédé d'être encore ralentit dans son entreprise.
- Je ne sais pas à quoi ressemble ton chez toi mais moi j'ai des kilomètres de galeries à inspecter. Seul. Et je risque de me retrouver nez à nez avec un ou plusieurs ours fous de rage lors de cette petite promenade. Mais malgré tout j'ai une chose encore plus importante à faire, une chose qui va retarder mon inspections de plusieurs heures, ce qui va donc laissé plusieurs heures de plus aux ours pour entrer chez moi, alors, excuse moi, mais ton joli cul est la dernière des choses dont j'ai quelque chose à foutre  là tout de suite! Tout ce que je veux c'est accrocher ce foutu panier sur ton dos pour que tu m'aides à transporter la bouffe.
- Quoi? Vous rigolez là? Je vous annonce qu'il y a des putains d'ours partout en ville et la première chose qui vous viens à l'esprit c'est de planquer votre bouffe ailleurs? Merde mais vous-
- La ferme! L'homme avait crié, visiblement à bout de nerfs et de patience. Je ne vais pas mettre cette bouffe en sécurité pour moi petite écervelée. Si tu pouvais juste obéir pendant une heure sans poser de questions peut-être qu'on pourrait avancer.

Si Casey avait eu l'intention de l'aider à un moment ce désir l'avait complètement quittée. Elle empoigna le gigantesque panier que tenait l'homme devant lui et le lui balança en travers de l'estomac. Heureusement pour lui au vu du poids de l'engin bien plein et au fait que la jeune femme ne l'avait empoigné que d'une seule main il ne fut pas projeté avec beaucoup de force, si bien qu'il ne lui coupa même pas le souffle. Pas même juste un peu.
- Ou vas-tu? Lui cria t-il alors qu'elle rebroussait chemin d'un pas pressé. Tu ne connais pas ces galeries, tu vas encore te perdre.
Elle savait qu'il avait raison mais elle ne voulait pas avoir à rester avec lui une minute de plus si bien qu'elle ne se retourna même pas et qu'elle s'engouffra dans l'escalier qui remontait si pas à la surface tout au moins un étage plus haut.
Elle marcha seule pendant cinq bonnes minutes à ruminer l’insolence et la désagréabilité de l'homme, le maudissant de son comportement mais se maudissant encore plus elle même d'être partie ainsi, car elle savait qu'elle ne tarderait pas à être à nouveau perdue. D'ailleurs ne l'était-elle pas déjà? Avant ce couloir venaient-ils de la droite ou de la gauche? Elle n'en était plus certaine.
Elle était là, à peser le pour et le contre de chaque direction quand un bruit retentit au fond du couloir de gauche. Le bruit de quelque chose qui tombe, d'une autre chose qui roule sur le sol. Et le bruit d'une respiration.
Tout son corps se raidit. Elle écouta les bruits se répercuter sur les murs du couloir. Elle écoutait la respiration très -trop- forte. Elle regrettait. De s'être énervée, d'être partie, de ne pas avoir prévenu l'homme plus tôt au sujet des ours. Mais le moment était particulièrement mal choisi pour se repentir et, avant même que son cerveau ne donne l'ordre à ses membres de décamper, ses jambes s'étaient déjà mises en marche. Courant à perdre haleine vers l'homme, pour qu'il lui dise quoi faire, pour qu'il la protège, pour qu'il les sauve tout deux de cette situation, elle maudissait l'animal dans le couloir, elle se maudissait encore, elle maudissait le monde d'être devenu ce qu'il était devenu. Mais elle courait, encore et toujours elle courait pour sa vie.

Elle n'était absolument pas en état d'y réfléchir bien sur mais un observateur extérieur aurait été impressionné de voir cette fille qui avait perdu tellement au cours des quelques dernières années courir toujours avec autant d'entrain quand il s'agissait de sauver ses miches. Elle avait eu beau voir son monde se décomposer, voir les gens auxquels elle tenait mourir, parfois sous ses yeux, elle avait beau n'avoir plus rien de ce qui, conventionnellement, maintient les gens en vie, la flamme qui la poussait chaque jours à se lever et à mettre un pied devant l'autre, bien qu'elle ait souvent vacillé, jamais ne s'était éteinte, alors que ce n'était pas les occasions qui lui avait manqué.

 

Quand à Sieu K son thème était les punks. Et il en a fait trois.

punk2

Et tant qu'à faire cet article compte pour le P52 du 21 au 27 août : En retard

28 mai 2014

Et sinon, tu fais quoi dans la vie à part faire pousser des patates dans le métro? Ou l'histoire d'un défi à la con 4

La salle de bain, comme l'avait qualifiée l'homme, se composait de huit cabines de douche, cinq toilettes séparées par des cloisons et autant de lavabos. Des casiers couraient sur le mur face aux cabines alors que trois bancs à la peinture écaillée les séparaient de ces dernières.
La "salle de bain" n'était autre qu'un ancien vestiaire.

Casey tourna le verrou et se déshabilla en prenant soin de ne pas trop élancer ses muscles endoloris. 
En passant ainsi, nue, devant un miroir en pied collé au mur elle y jeta un œil et fut interpellée par ce qu'elle y découvrit. Elle qui se trouvait naguère un peu trop potelée n'était maintenant plus qu'une silhouette décharnée et osseuse. Pas réellement squelettique car pas mal musclée par les nombreux exercices qui composaient maintenant sa vie mais bien plus mince qu'elle ne l'avait jamais été. Ses seins avaient pratiquement disparus et ses hanches ressemblaient à celles d'un homme, droites et sèches, absolument pas féminines. Elle remarqua aussi à quel point elle se tenait voutée, elle voulu se redresser mais son dos l'élança brutalement si bien qu'elle n'insista pas.
Néanmoins tout cela n'aurait pas encore été trop grave mais, bien qu'elle ai passé l'avant midi à panser ses blessures, elle s'étonna de n'avoir pas remarqué à quel point son corps en était désormais couvert. Des coups, des égratignures, des cicatrices, elle n'en aurait pas eu plus si elle avait été boxeuse professionnelle. Elle passa ses mains sur ce corps décharné, caressant ses meurtrissures comme si elle les découvrait pour la première fois et se demanda depuis quand elle avait commencé à ressembler à ça. Henry l'avait-il vue dans cet état? Avait-il  vu son corps se transformer en moins que l'ombre de ce qu'elle avait été? Cela faisait-il partie des choses qu'il n'avait pas supporté ne pouvoir changer?

Avant de laisser son esprit s’engouffrer dans cet interstice où elle n'avait nulle envie de mettre les pieds elle se détourna et poussa la porte de la première cabine.

 

Alors que l'eau chaude de la douche coulait sur sa peau nue, emportant avec elle le plus gros des crasses qui la maculait, Casey, les yeux fermés, se sentait tiraillée entre les différents sentiments qui l'habitait. Elle ne voulait plus penser à ce qu'elle avait vu dans le miroir. Ni à Henry. Elle se concentra donc sur l'instant présent, installant entre elle et son passé un voile mental devant lui boucher la vue. Elle aurait aimé s'octroyer quelques instants pour profiter du bien-être que lui procurait ce luxe qu'elle n'avait plus connu depuis près d'une décennie mais elle ne se sentait pas à l'aise et elle ne faisait pas non plus confiance à cet étranger rencontré plus tôt dans les galeries. Elle ne pouvait s’empêcher de le mépriser aussi, garder un tel dédale pour lui seul alors que dehors les habitants lutaient pour leur survie la mettait hors d'elle.

Elle passa finalement très peu de temps sous l'eau, juste le temps de se décrasser, puis elle se sécha avec une serviette propre trouvée dans un des cassier et renfila ses vielles fripes, s'autorisant tout de même à rester pieds nus plutôt que de les rebander dans les restes de t-shirts.

Quand elle sortit du vestiaire elle trouva l'homme aux fourneaux. Il avait fait cuire les pommes de terre et une délicieuse odeur de sauce aux champignons tentait d’éclipser celle du bois brulé. Quand il l’aperçu il désigna vaguement le milieu de la pièce de sa cuillère en bois maculée de sauce.
- Je vous ai laissé des vêtements propres sur la table, si vous voulez.
- Inutile, rétorqua t-elle sans même un regard vers la dite table, les miens me conviennent très bien.
Il n'insista pas, se contentant d'un reniflement pour seule réponse.

Peu de temps après ils passèrent à table, et malgré la résolution de Casey d’à peine toucher au plat pour bien montrer à l'homme à quel point elle les méprisait lui et son égoïsme, elle se jeta sur son assiette et dévora le tout. Ça faisait des années qu'elle n'avait plus mangé de légumes frais, et encore moins agrémentés de sauce.

Au bout d'un moment l'homme brisa le silence qui s'était installé entre eux.
- Je vois que ma façon de vivre vous déplait. Elle haussa les épaules. Mais ne soyez pas si prompte à me juger. J'ai trouvé un petit coin délaissé de tous, je m'y suis installé et le maintiens en état, il n'y a rien de mal à cela.
- Vous gardez tout pour vous! s'emporta t-elle. Vous cultivez des légumes, avez l'eau courante, l’électricité! Dehors les gens n'ont rien!
- Et je fais cela tout seul. Et en sous sol, ce qui demande bien plus d'effort qu'à la surf-
- Sortez alors! Faites ça dehors! Pour tous au lieu de juste pour vot' pomme. L'homme la toisa sévèrement.
- J'ai essayé! J'ai défriché la terre, j'y ai planté des graines, j'ai entretenu ce petit jardin. Mais quand les autres survivants l'ont découvert ils ont tout pilé, tout saccagé... Des semaines de travail. il secoua la tête.
- Vous n'aviez qu'à partager!
Il abattit alors son poing sur la table.
- J'en avais l'intention!
Casey, était prête à riposter mais, curieuse, le laissa terminer.
- Je faisais un test. Je pensais étendre la culture s'il réussissait. Mais tes chers compatriotes ne m'en ont pas laissé l’occasion. C'est leur bêtise et leur égoïsme qui les a mené là où ils en sont aujourd'hui.
- Vous êtes entrain de dire que si on crève de faim à l’extérieur c'est de notre faute?
- Tout à fait.
- Vous vous foutez de moi?!
- Les rôdeurs, comme vous les appelez, ne s'en prenne pas aux cultures. Ni aux bâtiments, ni même aux animaux. Si le monde est en ruine aujourd'hui c'est parce que les survivants n'ont pas jugé nécessaire de se mettre à l'agriculture ou à l’élevage. Si tant de bâtiments sont en ruine c'est bien que quelqu'un a œuvré dans ce sens non? Si vous en êtes réduit à piler les plus faibles c'est parce que certains aiment ça, tout simplement.
L'homme jeta un œil sur la jeune femme enfin muette et dégoutée de devoir digérer cette douloureuse vérité, et ses yeux se plissèrent, teintés d'une sorte de regret .
- Malgré tout je ne pense pas que tu fasses partie de ceux là. Tout les survivants ne sont pas des monstres. Elle releva les yeux sur lui, confuse.
- Quoi?
- Tes bras sont couvert de bleus. Et ta démarche est celle de quelqu'un de meurtrit. Ensuite tu es arrivée seule, ces prédateurs ne se promènent jamais seuls, surtout pas dans un endroit réputé mortel.
Elle cligna des yeux plusieurs fois puis, d'un coup brusque, repoussa sa chaise et se redressa. Il lui présenta ses paumes en signe de non agression mais Casey restait sur ses gardes, prête à détaller si le besoin s'en faisait sentir.
- Je ne te veux aucun mal, je te fais juste part de ce que j'ai remarqué. Puis, sur le ton de la surprise il ajouta, Je t'ai tutoyée, j’espère que tu ne m'en veux pas. Tu me rappelle mon fils. Les nerfs à fleurs de peau, toujours prés à s'emporter pour un rien. Mais cette naïveté, cette gentillesse dans le regard, si tu es comme lui tu n'as jamais du prendre part à une agression, un vol, même dans cet ersatz de civilisation.

Casey ne comprenait pas où l'homme voulait en venir. Il n'était peut-être pas aussi mauvais qu'elle l'avait cru et ce qu'il disait n'était pas entièrement faux, beaucoup de survivants n'étaient que des petites frappes, elle en avait encore eu la preuve la veille.
Bien que toujours sur ses gardes elle se rassit alors et ils terminèrent leur repas en silence.

Avant d'aller se coucher l'homme lui expliqua être médecin, bien que n'ayant plus aucun document le prouvant, et lui proposa d'ausculter ses blessures. Aide qu'elle s'empressa bien sur de refuser. Preuve ou non elle ne faisait toujours pas plus confiance à l'homme en cet instant qu'un peu avant quand ils étaient attablés.
Il lui fournit néanmoins une mixture de sa composition qu'il lui conseilla d'appliquer généreusement sur ses contusions.


Je n'aime pas du tout cette partie de l'histoire et en plus je commence à sérieusement me lasser de tout ça. Néanmoins, comme je sais où je veux qu'elle aille je vais la finir, sans la bâcler parce que j'en suis incapable et, j’espère, en maximum trois épisodes, peut-être quatre. Mais ça dépendra fortement des thèmes donné par Sieu K. Celui d'aujourd'hui par exemple... N'est pas encore là! Je ne voyais pas comment rendre cette partie plus courte, résultat je n'ai pas su arriver au lendemain et au nouveau thème.
Enfin, au moins celui de la dernière fois est enfin abordé! C'était médecin, vous en l'aviez pas vu venir hein...

Quand au thème du jour de Sieu K (il en a plusieurs d'avance sur moi...) se sera : Cinq personnes qui auraient pu travailler au cirque Barnum. Bizarrement ça l'a inspiré pas mal.

Barnum by Vittaya C