18 février 2016

Sous la pluie... - Nancy Guilbert et Lilly Seewald

sous la pluieHey !

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09 janvier 2016

La Princesse et le Poney - Kate Beaton

la princesse et le poney kate beatonHey !
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01 janvier 2016

J'ai lu quoi en décembre - Les dernières lectures de 2015

Hey, bande d’hippocampes hypocondriaque !
Je ne vais pas avoir grand chose à raconter ce mois ci dans l'article récap parce que j'ai envie de consacrer un véritable article à presque chacune de mes lectures de décembre. Je vais vraiment essayer de toutes les faire en janvier histoire de ne pas prendre encore plus de retard que je n'en ai déjà... Je vais vraiment essayer de le faire.

Manga :
Prunus girl t1 et 2 (192 et 194 p) : Avis à venir
Not Equal t1 et 2 (192 et 192 p): Avis dispo ici.
L'attaque des titans t13 (192 p): Relecture pour me préparer à la lecture du tome 14 et c'est un tome à 99% sans titans... Ce qui ne plaira pas a tout le monde. Mais bon, l'histoire semble enfin avancer donc on ne va pas se plaindre, hmm.
Mon voisin Séki t1 (208 p) : Avis dispo ici.
Nights (240 p) : Plusieurs courtes nouvelles assez sympa. Bien dans l'esprit Yoneda avec des persos un peu torturés aux belles gueules renfrognées.

BD :
Insolente Veggie (192 p) : Un petit bijoux ! Avis complet dispo ici.
Spooky t1 (80 p) :  Avis à venir
Bichon t2 (48 p) : Coup de cœur. Avis dispo ici.
Kid Paddle t13 (48 p): Un tome très bien avec plusieurs situations vraiment cocasses. Un incontournable de la BD franco-belge contemporaine.

Roman :
Psyche Industry (474 p) :  Bon, il me reste une cinquantaine de pages à lire mais on va le compter pour décembre, hein.  Avis dispo ici.
Spin (p 1 à 156 sur 624) : Avis à venir quand je l'aurais fini, probablement pas en janvier parce que j'ai plusieurs lectures de retard pour le prix de l'auto édition.

Album :
La princesse et le poney (32 p) : Gros coup de cœur ! Et avis complet dispo ici.
La maison de Miffy (30 p) : Ne me jugez pas ! Quand je l'ai vu dans le magasin à - 50% j'ai juste eu envie d'un retour en enfance le temps de quelque pages... Ça ne vous arrive jamais ?

lecture decembre 15

Et ça fait donc 2470... A 30 pages de réussir mon challenge.
Mais si on compte que je ne suis refait l'intégrale de 19 days plusieurs fois (au cours des 30 derniers jours, oui, tout à fait. Bon, du coup je rajoute sa couv. dans l'image de récap, ça fait pas de mal.) et que j'ai forcément du lire les pages que j'ai écrites pour l'histoire de Noël on peut franchement considérer que c'est réussi, non ?

Pour janvier je vais partir sur 3000 pages. Ouech, carrément. J'y crois. Allez !

Oh ! Et bonne année tant qu'on y est.

Si vous en avez envie pourquoi ne pas venir nous rejoindre sur le groupe 1 mois 1000 pages ?

17 novembre 2015

Oooh ! Jonaz - Kreq

Oooh JonazIl en dit quoi le résumé : Jonaz se retrouve en pleine mer, seul sur une barque et se fait avaler tout rond par une baleine. L’histoire est connue. Cependant, d’après Kreq, ça ne se serait pas forcément passé ainsi... est-ce sans compter sur le naufrage d’un paquebot au style Art nouveau et dont l’orchestre continue à jouer encore maintenant ? Quelle joie pour Jonaz de trouver tout au fond du gosier de la baleine, des camarades musiciens : il pourra donner pleine voix à sa chanson !
Les recommandations de l’auteur sont claires : « Le récit bi-chromique et rythmique de Jonaz s'accompagnera idéalement de l'écoute de la météo marine, de Porgy & Bess, ou de votre propre chant. Un récit à chanter et re-chanter. »

Et moi, j'en pense quoi ? Les illustrations composées d'aplats blanc, noir et orange sont plutôt sympa.
Au rythme des vagues et des quelques mots par page l'histoire se lit vraiment vite.
Le récit part un peu trop du principe que l'histoire de Jonas est connue, or force est de constater que ce n'est pas le cas pour tou.te.s. Mes nièces, à qui j'ai fait lire le livre, n'avaient jamais entendu parler de lui et moi même je dois bien avouer que je n'avais qu'une très vague idée de quelle fut son histoire (après j'ai wikipédié le bousin bien sur, du coup me voilà un peu plus instruite, mais juste dans les grandes lignes, l'histoire biblique ne m’intéressant pas follement non plus). Du coup on peut perdre facilement l'une des références. Mais ce n'est pas très très grave non plus, on peut aussi juste voir Jonaz comme un simple marin.

Plusieurs pages sont remplies de notes de musique et de paroles et il est possible que la chanson de Jonaz soit connue mais elle ne l'est pas de moi, du coup je ne savais pas trop quelle intonation donner à son chant. C'est un peu dommage mais c'est de ma faute, je savais que j'aurais du apprendre le solfège...

En résumé, j'ai trouvé l'histoire sympa mais sans qu'elle ne se voit non plus propulsée dans mes favorites du genre. Les dessins très graphique sont jolis (mais ne seront pas du gout de tou.te.s, les ainées n'ont pas aimé).

Terminons par quelques autres avis :
M. (15 ans) : J'ai 15 ans et j'ai rien compris...
Mon avis sur le sien : Je pense qu'elle y a mit beaucoup de mauvaise volonté dans le but de faire rire la galerie.

L. (14 ans) : J'ai rien compris non plus... Il y a le Titanic dans le ventre la baleine ? Mais c'est n'importe quoi.
Mon avis sur le sien :  Beaucoup de mauvaise volonté aussi après l'avis très négatif de cette dernière.

M. (9 ans) : Il était un peu bizarre. Je n'ai pas su lire certains mots parce qu'ils étaient écrit bizarre.
Elle a voulu ajouter quelque chose mais a été interrompue. Quand je lui ai demandé de finir sa phrase elle avait oublié ce qu'elle avait voulu dire.
Mon avis sur le sien : Elle n'avait pas l'air emballée mais plus parce qu'elle n'avait pas tout compris et qu'elle se posait des questions. Je lui demanderais peut-être si elle veut le relire dans quelques temps. Ou j'attendrais qu'elle me le demande d'elle même.

Mon avis sur leurs avis en général : Elles manquent de références pour tout comprendre. Aussi, elle ne sont pas du tout habituées aux histoires présentées et racontées de façon différentes. Ici il y a des mots dispersés partout sur les pages, les jeux de couleurs sont, à mon avis, plus importants que les mots, etc. Elles n'étaient donc peut-être pas le public idéal pour ce livre. Ou pas finalement, vu qu'il faut bien un début à tout.


Points forts : Le coté très simple mais énergique des dessins (après on aime ou on déteste, on dirait).
Points faibles : Passe vite d'une action à l'autre (mais c'est un peu pareil avec tout les albums).
Nombres de tomes : 1

Merci à Babelio et à l'éditeur Le Square de m'avoir permit de faire cette critique.

29 octobre 2015

Les 3 petits cochons - Tarek, Morinière et Svart

les trois petits cochonsQuatrième de couverture : " Shalom " et " Salam " sont deux loups très gentils, alors pourquoi leur demander d'aller croquer les trois petits cochons ?... Cette histoire connue de tous devient, avec le scénariste Tarek et le dessinateur Morinière, un conte sur la tolérance qui nous interroge sur nos différences socio-culturelles.

Et moi, j'en pense quoi ? Aaah ! Les trois petits cochons. On peut dire que vous l'avez attendue cette critique. Depuis le temps que je l'ai commencée...
Avant d'en débuter l'écriture je ne pensais pas que j'avais tellement de choses négatives à dire au sujet de cette BD. Et si j'ai eu tellement de mal à l'écrire au départ c'est parce que je cherchais un moyen de le faire sans trop dévoiler l'intrigue. Ce qui finalement est impossible.
Du coup je vous préviens je vais devoir spoiler allégrement sinon je n'arriverais pas à en parler. Si vous souhaitez découvrir ce livre par vous même  il vaut mieux arreter de lire ici même. Mais si vous voulez un avis forcément subjectif mais réfléchi quand à la morale de ce bouquin avant de l'acheter vous devriez peut-être continuer votre lecture.

Alors, dans ce livre nous faisons d’emblée la connaissance de deux loups, Salam et Shalom, l'un est juif l'autre musulman, et tout deux se retrouvent dans la forêt des contes imaginaires où une mission leur est donnée : trouver les trois petits cochons et les manger.
Nos deux loups, qui n'ont pas l'air aussi méchants qu'on aimerait qu'ils le soient, ne sont pas emballés par leur quête mais histoire de la faire avancer (l'histoire, donc) se mettent quand même en route.

Dans la foret ils sont mis sur la trace des trois petits cochons par le narrateur lui même et ils y rencontrent plusieurs personnages sortit d'autres contes, perdus ou juste de passage et le tout en devient rapidement un peu lou(p)foque.
Mais ils finissent tout de même par rencontrer nos trois cochons qui portent évidement des noms composés de jeux de mots idiots, Jean-Bon, Gras-Double et Petit-Groin. Les trois frères, bien que tout d'abord inquiétés par les canidés, finissent par accepter de croire en leurs bonnes intentions et tout ce petit monde devient rapidement amis et et se lance dans un pique-nique tranquille sous le soleil.
Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Hem, pas tout à fait. C'est à cet instant que le narrateur revient et s’énerve de voir ces ennemis naturels si détendus et joyeux ensemble et il demande aux deux loups une explication quant à leur défection. Celle qui vient est forcément celle à laquelle on avait tous pensé :
" On ne peut pas manger des cochons, c'est notre religion qui nous l'interdit."
Okay. Qu'à cela ne tienne, notre narrateur pas franchement ravi par ce contre-temps déguise alors les trois petits cochons en trois petits moutons, animal qui paie cher son statut dans pratiquement toutes les grosses religions, et rappelle à l'ordre nos deux loups.

- Les moutons, c'est bon, vous pouvez les bouffer ?
- Ben, heu, ouais je crois bien. Y a rien qui nous interdit de leur faire du mal, hein ?
- Non, non, c'est bon. Les moutons on peut leur défoncer leur race, y a pas de soucis.
- Ok, nickel. Je vous en ai trouvé trois. Alors vous y allez et vous me les dézinguez ces sales bêtes.

Et c'est ainsi que les loupiots attrapèrent les cochons/moutons et les firent cuire vivants dans une grande marmite.
Fin

...

...

Bon ok, non, c'est pas comme ça que ça se termine. C'est pire en fait.
Heureusement donc (il n'y a que le mot Fin qui est faut, hein, tout le reste se passe bel et bien comme indiqué plus haut), la fée Bébéh (ouuuuuh la grosse caricature à peine cachée) débarque juste à temps pour sauver la veuve et l'orphelin les petits animaux innocents. Et pendant qu'elle s'égosille sur les loups, sur le narrateur et sur un peu tout le monde, les déguisements des cochons/moutons se disloquent dans l'eau presque bouillante et les loups comprennent qu'ils ont été trahis par le narrateur. Ils libèrent alors les cochons/juste cochons, s'excusent, sont pardonnés et, sans que l'on comprenne bien pourquoi, dans la case suivante tous les animaux de la foret débarquent pour une grande manifestation. Exigeant principalement, pour les "méchants naturels" de ne plus avoir systématiquement le mauvais rôle dans les histoires pour enfants.
La situation semble plutôt mal embarquée pour le narrateur qui se fait désormais houspiller de partout mais celui ci, malin comme un singe, avait prévu le coup (il n'est pas narrateur pour rien, braves gens). Et qui c'est qui sort subitement du bois pour bouffer tout le monde ? Un nouveau loup. Un loup vraiment mais vraiment très méchant ! Un loup tellement méchant que même Shalom et Salam se réfugient avec les animaux de la foret dans la maison des petits cochons de peur de se faire étriper.

Et c'est là que nous allons revenir deux minutes sur ce fameux nouveau loup.
Alors qu'ils erraient dans la foret, plus tôt dans l'histoire, les deux (pas si) méchants loups ont rencontré un autre loup, un vieux loup tout rabougri et au chômage. Ils ont échangé quelques mots, quelques civilités pourrait-on même dire malgré leur status de bêtes sauvages, et finalement le loup sans travail ne semblait pas terriblement plus méchant qu'eux. Il regrettait juste que tout le travail ne soit désormais plus attribué qu'à de jeunes louveteaux et qu'il ne soit de ce fait même plus en mesure de trouver un petit rôle de figurant au vu de son grand age.
Or, le revoici justement à cet instant précis devant la maison des trois petits cochons et on peut clairement dire qu'il s'agit là du rôle de sa vie puisque tout les autres animaux sans exceptions sont morts de trouille. Même les deux (pas si) méchants loups n'osent pas sortir pour tenter de le résonner. C'est que c'est un vrai méchant, lui, d'après leur dire.
Et c’est vrai, un chômeur longue durée quand il retrouve enfin un job il serait prêt à tout pour le garder, pas vrai ? Y compris à devenir le pire prédateur et le plus méchant des méchants qui soit. Ce n'est même pas la peine de parler avec lui, il ne comprendrait pas ce qu'on essaie de lui expliquer, ça ne peut-être qu'un pauvre dégénéré même pas foutu de s'acheter une morale. Pas comme nos deux (pas si) méchants loups qui auraient été bien incapables de faire du mal aux petits cochons donc. Vu que les cochons ça ne se mange pas, dixit le Grand Loup Triangulaire dans le Ciel.

Du coup il va falloir l'éliminer ce chômeur sur le retour et ce sera fait grâce à une marmite d'eau bouillante dans laquelle il se jettera de lui même en voulant entrer par la cheminée. Il fuira donc se cacher, avec le cul ébouillanté, et tout les animaux de la foret sortiront de la maison en chantant, ravis d'avoir gagné face à cette face de gland.
Et après ça ? Bah il y aura un grand banquet, comme dans Asterix, mais sans les sangliers rôtis, quand même, on n'est pas des sauvages, hein. Même si, en toute honnêteté ça ne m'aurait même pas surprise. Les lapins peuvent bien bouffer des carottes si ça leur chante mais ce n'est pas une raison pour affamer les grands carnivores qui, même s'ils trouvent le maïs grillé de Jean-Bon excellent ne vont certainement pas tenir très longtemps à ce régime là. (Irony, oh sweet irony)

Autre chose, -oui, parce que lancée pour lancée, hein- certains animaux sont clairement humanisés, ils se tiennent sur deux pattes, sont habillés, parlent, etc, mais d'autres sont nus et à quatre pattes, comme des animaux "normaux" donc. Tout les figurants en fait. Un seul des animaux de la foret venus pour manifester va prendre réellement la parole et il se tiendra debout et habillé alors que les autres ne le seront pas. Du coup on doit prendre ça comment ? Il y a, dans cet univers des contes imaginaires, une forme de hiérarchie bizarre qui veut que les animaux les plus intelligents s'habillent et se tiennent sur deux pattes ? Même les parents des trois petits cochons élèvent des poules dans leur ferme. Des poules qui picorent le sol et ne semblent même pas dotées de parole...
Je ne suis pas contre les univers avec des animaux anthropomorphisés, je trouve même ça plutôt sympa dans bien des cas, seulement il faut garder un minimum de logique quand on le fait et je veux bien croire que ce soit extrêmement difficile quand on a même pas un début d’éducation sur ce qu'est le spécisme, ce qui semble clairement être le cas ici. Il y a mille et une chose qui ne vont pas dans ce livre et qui auraient du être remarquées par le dessinateur, le scénariste, l'éditeur ou au moins l'une des nombreuses personnes qui ont du avoir le livre dans les mains avant sa sortie. Or, personne n’a rien vu et c'est un vrai, gros, problème.

Parfois je me demande si je n'analyse pas un peu trop... Ce n'est qu'un livre pour enfants après tout. Mais justement, c'est peut-être pour cette raison que je suis si critique. Les histoires pour enfants ont un impact sur ce qu'ils vont devenir, ce qu'ils vont penser, ce qui leur semblera normal. Faites leur lire des livres où les filles sont toutes des ballerines et les garçons des pilotes auto et il ne comprendront pas qu'un garçon puisse vouloir s’intéresser à la danse. Faite leur lire des livres où même les animaux entre eux font preuve de spécisme en rabaissant certaines espèces et ils ne comprendront pas pourquoi il est inacceptable que des poules soient entassées pas dizaines dans des cages d'un mètre de coté. Faites leur lire des livres où un acte répugnant (tuer quelqu'un qu'on ne connait pas, qui n'a visiblement rien fait de mal et cela juste parce qu'un pauvre trou du cul a dit qu'il fallait le faire) est soit intolérable, soit parfaitement envisageable simplement à cause des origines ou de l'aspect de cette personne (c'est un cochon on touche pas, c'est un mouton on le bouffe) et ils auront toutes les cartes en mains pour devenir intolérants, endoctrinables et dangereux.

Ce qui aurait du être un conte prônant l'acceptation des autres et la tolérance devient finalement un traité spécifiant qu'on peut faire du mal aux autres si rien dans la loi ne nous l'interdit... Ce livre, une fois décortiqué devient l'exact opposé de ce qu'il se promettait d'être. Et personne dans l'équipe éditorial n'avait les outils en mains pour le voir ?


Points forts : Les dessins qui ne sont franchement pas dégueu.
Points faibles : Le mauvais pas qui fait trébucher, il faut être tolèrent envers certains mais surtout pas envers tous. Et il ne faut pas tenté d’éduquer ceux qui sont dans l'erreur mais plutôt les exterminer. C'est plus rapide, plus fonctionnel, plus uniforme. Ce livre se plante sur toute la longueur dans son discours !
Nombres de tomes : 1

halloween
Bah oui, il y a des loups, des méchants et BB.
C'est raccord avec le thème, non ?

05 juin 2015

Blanc, les quatre vies d'Aya - Dorothée Piatek et Magali Fournier

Blanc, les quatre vies d'AyaQuatrième de couverture : Aujourd'hui, à Kyoto, c'est la fête du printemps. Yasuro est heureux, sa femme Mitsuko vient de mettre au monde une fille. Elle s'appelle Aya et sa beauté ferait pâlir une orchidée fraîchement éclose. Comme Sanba san l'avait prédit, elle sera artiste. Mais au coeur du Japon d'Edo, l'influence des traditions aura-t-elle raison du destin de la jeune fille devenue maiko.

Ce que j'en ai pensé : Les dessins sont vraiment jolis, c'est même pour ça que j'ai acheté ce livre. En revanche je suis plus dubitative en ce qui concerne l'histoire, surtout sa fin.

[SPOILER ON] Sérieusement ? Qui a pensé que c'était une bonne idée de faire se suicider l’héroïne à la fin du bouquin ? Quel super message pour les gamines (parce qu'il est évident que ce livre leur est d'avantage adressé qu'aux garçons) "Ton amoureux est mort ? Bah ta vie n'a plus aucun sens, tu ferais mieux de mourir toi aussi, t'iras le rejoindre comme ça"... Non mais sérieusement ? Et celui/celle qui me sort Roméo et Juliette pour justifier ce bordel je lui répondrais que la fin de Roméo et Juliette est aussi une fin de merde, mais qu'au moins cette histoire ne s'adresse pas aux enfants, contrairement à ici, et que ça fait une grosse différence. Parce que, oui, à mon avis les personnages peuvent se suicider par amour dans les histoires pour adultes, tout simplement parce que nous avons déjà une idée de comment fonctionne la vie et nous ne sommes logiquement plus en proie à ce tsunami d'émotions et d'hormones qui chamboule tout à l'adolescence. En revanche si on explique aux enfants dés leur plus jeune age que c'est normal, voir même beau, de se suicider par amour (ou pour tout autre raison d'ailleurs) comment risquent-ils de réagir à 14 ans quand leur premier coup dur (ou ce qu'ils ressentiront comme tel) leur tombera dessus ?
Le suicide chez les adolescents est un réel problème aujourd'hui et le légitimer dans des livres pour enfants/pré-ado me semble une très mauvaise idée. [SPOILER OFF]


En fait j'ai acheté ce livre pour le lire avec mes nièces de 9 et 10 ans, et pour être sur que ça les intéresserai je l'ai lu seule avant, et donc, d'une certaine façon, heureusement. Et en même temps je pense qu'elles auraient décroché d'elles même bien avant la fin. Il y a beaucoup de texte et le tout me semble trop terre à terre, bien trop éloigné de préoccupations d'enfant. Perso entre 8 et 13 ans je voulais soit des histoires avec des animaux (c'est un peu avec ça que j'ai appris à lire) soit des histoires fantastiques faisant la part belle à l'imaginaire. Les sorciers, dragons, scientifiques fous et autres mondes cachés derrière le miroir, à tous je disais un oui fort et convaincu, en revanche l'histoire d'une petite fille qui accepte de se priver de presque tout pour apprendre à danser pour des hommes riches après s'être peinte le visage en blanc, bof...
Maintenant je ne dis pas non plus que mes goûts à cet âge sont ceux de tout les gamins, ni même qu'ils ne peuvent pas évoluer (j'ai adoré Geisha d'Arthur Golden) mais en me basant sur mon expérience personnelle et en regardant ce que mes neveux et nièces semblent aimer je ne pense pas que le thème soit le plus judicieux pour cet âge.


Aussi, j'étais un peu short le jour où je l'ai acheté et j'ai du faire un choix entre ce livre et un autre, par les mêmes autrices, racontant l'histoire d'un guerrier (qui est, je pense, celui qui devient le fiancé d'Aya), j'ai choisi Aya parce que je trouvais les dessins plus jolis (Houch ! le critère vraiment sérieux) et je pensais acheter l'autre lors de mon prochain passage en ville. Pas de chance, le magasin où je l'ai acheté, et qui était en liquidation depuis plus d'un an mais qui avait quand même fait passer une annonce pour trouver une nouvelle vendeuse il y a deux mois, et dont on pensait franchement que la liquidation ne se ferait jamais, à finalement réellement fermé ses portes. Du coup je ne saurais jamais l'histoire de Kintaro ni ce qui est dit sur sa mort dans cet autre tome.

 

Points forts :  Les dessins sont vraiment jolis
Points faibles : La morale finale plus que douteuse. Le fait que l'histoire d'une geisha (avec tout ce que ça comporte comme l'isolement, le paraître, la vente de sa virginité, etc) n'est peut-être pas ce qui convient le mieux pour endormir les enfants.
Nombres de tomes : 1. 2 si on considère que Pourpre : Les quatre vies de Kintaro le complète. Mais je n'en suis même pas sur.