17 avril 2016

La Vague - Audiobook en écoute gratuite - courte nouvelle

Hey, bande de zèbres en salopette !

la vague reveVoilà la nouvelle histoire contée.
J'ai l'impression que cette petite pause a été bénéfique, je donne l'impression d'être plus à l'aise, non ?
...

Découvre le reste de cet article sur le nouveau blog de Ce que Kobaitchi raconte en cliquant ici.

 

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08 mars 2016

Perceval ou le Conte du Graal - Chrétien de Troyes

percevalTitre : Perceval ou le Conte du Graal
Nbre de tomes : 1
Auteur : Chrétien de Troyes
Éditions : Hachette Éducation
Nbre de pages : 143 (dont un bon quart de questions sur la lecture)
Date de sortie : 10 septembre 2008

Il en dit quoi le résumé ? Sur les terres de sa mère, la Veuve Dame de la Déserte Forêt, le jeune Perceval mène une existence paisible. Il ignore tout du fracas des combats chevaleresques, car sa mère ayant déjà perdu un époux et deux fils dans ces affrontements, a tout fait pour que son cadet ignore cet univers. Mais un jour, le jeune Gallois croise une troupe de cavaliers en armure: il les prend pour des anges, il en est ébloui. Dorénavant un seul but l'anime: se rendre à la Cour du Roi Arthur pour y être adoubé. Il souhaite faire ensuite la preuve de sa vaillance, en affrontant des guerriers chevronnés. Échappera-t-il aux multiples pièges qui l'attendent sur sa route? Deviendra-t-il l'égal de ces chevaliers qu'il admire tant?

Et moi, j'en pense quoi ? Voilà une histoire qui a vraiment beaucoup vieillit. Et pas franchement en bien.

J'ai un peu de mal à concevoir qu'une légende aussi imposante que celle du roi Arthur ai pu naitre d'histoires telle que celle ci. Je trouve ça pour le moins surprenant.

J'ai trouvé les actions très mal décrites et surtout survolées. On a rarement droit à plus que "Le chevalier chargea Perceval. D'un coup de lance le jeune homme désarçonna son adversaire et gagna. L'autre cria à se vidant de son sang."
On admettra que c'est assez limité.

Aussi les scènes se suivent et s'enchaînent sans qu'on ne s'attarde vraiment sur rien, ça ne pousse pas à rentrer dans l'histoire. Mais pour le coup la faute revient peut-être à l'éditeur car cette édition est TRÈS décevante, ce ne sont que des extraits, ce qui n'est pas précisé au moment de l'achat si vous le faites en ligne, et ce qui donne un coté brouillon, fouillis et surtout non terminé (obviously) au texte.

De fait on s'ennuie ferme tout le long et j'ignore si la faute doit en être imputée à l'auteur, qui aurait une excuse valable vu l'époque à laquelle le livre a été écrit ou à l'adaptatrice, qui elle n'en aurait aucune.

Du coup si je déconseille vraiment cette édition, surtout pour un public jeune, je ne peux pas honnêtement en dire de même de l'histoire. Il s'agit tout de même d'un classique et pour peut qu'on ai l’entièreté de l'histoire en main et non quelques morceaux choisit grossièrement le ressentit final devrait être assez différent.
De plus il ne faut pas oublier l'époque à laquelle ce fut écrit et ne pas juger ce texte comme on le ferait d'un contemporain.

En résumé :
Point positifs :
Un classique qui a survécu au temps et a contribué à donner naissance à la légende Arthurienne.
Points négatifs : Une édition décevante ne comprenant que des extraits et tendant à fausser l'impression générale ressentie. 

Livre lu dans le cadre du défi lecture 2016 pour la catégorie 53 : Un livre dont l'auteur est décédé

def LEC 2016

05 mars 2016

Le Placard, une impro contée [Audio book gratuit]

Hey bande de caramels aux orties !

De l'unique. Du nouveau, Aujourd'hui pas de nouvelle contée mais une nouvelle improvisée.
Enfin du changement !
C'est un exercice excessivement compliqué en fait, plus encore que je ne l'imaginais, mais j'avais envie de nouveauté.

Comme d'habitude j'attends vos retours, vos critiques, vos encouragements ou tout ce que vous jugerez utile de me donner pour m'aider à m'améliorer.

 

J'ai honte de la chute. Vraiment.

le placard

26 février 2016

L'homme-ombre - Nouvelle contée [Audiobook gratuit]

Hey, bande de cacatoès pourpre !

Aujourd'hui c'est vendredi et vendredi c'est le jour de la nouvelle contée !
Cette semaine j'ai choisi l'homme ombre dont la fin n'est peut-être pas toujours super bien comprise par tout le monde mais que j'avais envie de voir renaitre.

 Alors, votre avis sur cette nouvelle ? Des conseils à me donner ? Des critiques à me faire pour me permettre de m'améliorer dans les prochaines lectures ?

Aussi, je pense ne pas me contenter de lire encore et encore mes propres histoires donc si vous en avez écrit et que vous aimeriez les entendre contées laissez un lien dans les commentaires pour que je puisse aller les lire. J'en choisirais de temps en temps une parmi mes favorites. (et en plus je serais curieuse de découvrir ce que vous écrivez).

Pour lire cette nouvelle de 2014 rendez-vous ici.

17 février 2016

Le Livreur - Marie-Sophie Kesteman

le livreurSalut visiteur !

 

Le blog a déménagé. Retrouve cette critique de Le livreur de Marie-Sophie Kesteman sur le nouveau blog.

A bientôt.

 

Le blog a démanagéEnregistrer


25 décembre 2015

(Bon)homme de pluie - un conte de Noël (partie 2)

Hey, tas de rennes en pâte à modeler !

C'est déjà le 25 ! Et la voilà , comme promis, la suite et fin de l'histoire de Noël.
Comme d'hab je suis à la bourre et il reste très certainement des fautes ici ou là (ou plus probablement ici et là...). Je relirais encore le texte dans les jours à venir pour essayer d'en virer un maximum mais comme il était promis pour aujourd'hui je tenais à vous le proposer comme prévu.
Je me rend compte que toutes les parties ne sont pas de qualité égale... Il y a des choses que j'aurais voulu changer dans la première partie pour que celle ci soit meilleure mais comme elle a déjà été publiée je ne peux plus. Tant pis. J'espère que cette suite vous plaira et bien sur je vous souhaite à tou.te.s un très joyeux Noël.

Lien direct pour lire la première partie (clic)

Le blog a déménagé. Désormains cette nouvelle est en ligne à cette adresse : (Bon)homme de pluie – un conte de Noël (partie 2)

Pas indispensable mais marrant

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08 décembre 2015

(Bon)homme de pluie - un conte de Noël

Vous avez pu la découvrir hier en avant première là bas. Aujourd'hui découvrez ici même la première partie d'une petite histoire de Noël que j'ai écrite pour le calendrier de l'avent Yaoi/Yuri du village d'Otsu.
N'hésitez pas à aller jeter un œil tous les jours jusqu'au 24 sur cette page pour lire (ou regarder) les cadeaux préparés par les autres participant.e.s.


 Cette nouvelle, comme bien d'autres, est désormais disponible sur le nouveau blog, à cette adresse :  (Bon)homme de pluie – un conte de Noël

rain
Crédit image ; Deepstriker

 

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05 août 2015

Fang code. Ou quand je rêve de crocs [Rêve]

Le tintement de la sonnette retentit et je jette un œil à l'horloge au mur, 3h du matin, ce n'est décemment pas une heure pour déranger les gens, heureusement je ne suis pas encore au lit.
A la porte je découvre un jeune messager, il me remet un petit colis en carton en me demandant de ne pas tarder à l'ouvrir, ce qu'il contient est important. Je n'ai pas le temps de lui demander d'avantage d'explications qu'il s'enfuit en courant. L'air est froid et je suis en chaussettes, hors de question de lui courir après. Je referme donc la porte et retourne à mon espace de travail, juste quelques coussins par terre contre le mur et une table basse devant moi remplie de matériel d’écriture et de dessin.
Précautionneusement j'ouvre le carton et en sort une boite en métal vieillit. Quand j'en pivote le couvercle une feuille pliée en deux en tombe, je la ramasse et ce que j'y lit me glace l'échine. Miska a trouvé la solution qui permet de craquer le code, celle qu'ils veulent, celle que tous veulent. Et quand il en auront vent elle sera en danger ce qui explique pourquoi elle me transmet ses précieuses notes, il faut les mettre à l'abri dans un lieu sur pour que l'élu puisse s'en servit quand le moment sera venu.

Mon instinct me dit de partir sur le champ et de cacher la boite sans plus attendre. Mais la curiosité me rattrape, ce code on le cherche depuis si longtemps, je veux voir à quoi il ressemble. Si les vampires apprennent qu'elle l'a trouvé ses jours seront comptés et si, malgré mes efforts pour la cacher, la boite était retrouvée par eux plutôt que par l'élu... plus rien ni personne ne pourrait rien pour nous. Je dois mémoriser le code, je dois être capable de le transmettre oralement, au moins en partie. J'ouvre alors la boite et y découvre tout un tas de feuillets remplis d'une écriture fine et serrée.
Les premières pages sont adressées à sa fille, mon amie semble penser qu'elle pourrait être l'élue. Je me contente de survoler ces pages à la recherche de mots clefs importants et les repose dans la boite, ce qu'elles contiennent ne me regarde pas. Le reste est plus technique, plus utile, très vite je me retrouve cernée de feuilles de papier tout autour de moi, ce qu'elles contiennent est incroyable, Miska n'a rien laissé au hasard, avec ce code nous pouvons gagner, même contre eux.
Absorbée par la découverte de mon amie je ne vois pas les heures s'écouler ni la fatigue me gagner. Quand enfin je sens mes dernières forces me quitter j'ai à peine le temps de ressembler les feuillets sous mes coussins en me promettant de les mettre à l'abri dés le lendemain.
C'est donc sur l'un des plus gros trésors que l'humanité n'ai jamais possédé que je m’effondre et sombre dans un sommeil réparateur.

Pourtant à peine quelques heures plus tard je suis réveillée par des voix qui n'ont rien à faire chez moi. Sans ouvrir les yeux je les écoute et découvre sans difficulté mais un peu estomaquée qu'il s'agit de vampires. Ils sont entrés sans y avoir été invités mais m'ont tout de même laissée finir ma nuit. On ne s'improvise pas gentleman.
Discrètement j'ouvre un œil et observe ces inconnus qui évoluent librement chez moi. L'un d'eux trône assis dans un fauteuil au fond de la pièce, il se dégage de lui une aura de force et de souveraineté, à coup sur il s'agit du chef. Deux autres individus à l'air un peu imbéciles se disputent une chose qu'ils viennent de sortir du frigo et... merde ! Un quatrième est assis en tailleur sur ma droite, les yeux rivés sur moi. Nos regards se croisent et, bien qu'il se contienne, je l'entend gronder. En un battement de cils il se retrouve planté devant moi, debout. J'ouvre les deux yeux pour le regarder mieux et me redresse sur mon séant, ce qui m'évite un coup de pieds dans les côtes pour m'inciter à me dépêcher, j'en suis certaine.
- Débout ! ordonne t-il de sa voix de basse.
Je ressens tout le mépris qu'il a pour les humains dans la façon qu'il a de prononcer cette simple injonction et, alors que j'hésite sur la marche à suivre ensuite, obéir ou lui répondre, je laisse mon regard glisser sur la table basse. Un désordre sans nom y règne, exactement comme je l'ai laissé avant de m'endormir, au moins n'y ont-ils pas touché. Seulement mon cœur fait un bon quand je remarque que j'y ai laissé trainer plusieurs feuillets. S'il les remarque je suis foutue, tout les gens qui les ont eu en mains sont foutus. Sans me laisser le temps de réfléchir je décide d'agir.
- Minute. J’allonge le torse et le bras et attrape un carnet de croquis et un crayon sur la table. Et puis qu'est-ce-que vous foutez chez m-
Je n'ai ni le temps de me rassoir correctement ni de terminer ma phrase que le vampire m’attrape par le col et me redresse sur mes pieds.
- C'est quoi ça ? me crache t-il au visage en m'arrachant le carnet des mains.
- Un carnet de croquis. Je veux noter le rêve que j'ai fait pour pas l'oublier.
Je me force à ne pas détacher mes yeux des siens, si je cille un quart de seconde il pourrait comprendre que je bluffe. Au lieu de ça il retrousse brièvement les babines, ça l’exaspère de discuter avec ce qu'il considère comme étant juste du bétail et se retourne en direction du vampire assis dans mon fauteuil. La main toujours fermée sur l'encolure de mon pull il me traine dans son sillage, m'éloignant des précieux feuillets et nous approchant de celui qui s'affirme de plus en plus das mon esprit comme étant leur chef. Arrivé devant lui il me lâche enfin et , la tête baissée, tenant mon carnet à deux main devant lui, franchit seul le dernier mètre qui le sépare de son maitre.
- Elle a récupéré ça en se réveillant.
Le chef s'empare doucement du carnet et pose pour la première fois ses petits yeux sournois sur moi.
- Qu'est-ce ? sourit-il.
Je roule les yeux comme si la question était stupide et qu'elle m’exaspérait.
- Un bête carnet de croquis. Il sourit de plus belle.
- Nous allons voir ça.
Pendant quelques secondes qui se semblent durer une éternité il feuillette le carnet et à mesure qu'il s'approche de la dernière page son sourire se mue en une grimace. Finalement il me rend l'objet sèchement et reprend la parole, très posément.
- Nous cherchons une chose que nous pensons être en ta possession.
Que répondre ? Plus je bluffe et plus je prends le risque de déraper. Mais que puis-je faire d'autre de toutes façons ?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Il m'ausculte encore un instant puis soupire et fini par me faire comprendre d'un signe de la main que je peux disposer. Je n'ai qu'une envie, c'est récupérer les feuillets et les mettre en lieu sur mais bien évidement je ne peux pas le faire avec quatre vampires dans la maison. Je retourne donc simplement jusqu'aux coussins. Avant de m'assoir je dépose le carnet sur les feuilles restées sur la table, au moins ne sont-elles plus aussi visible.
Le vampire qui m'a accompagnée jusque là suis mon mouvement des yeux avant de me dévisager avec un air mauvais.
-Me rappelle plus de ce que voulais écrire avec vos conneries. me défend-je avant qu'il ne pose la question.  
Puis, je me laisse tomber, peut-être avec un peu trop d'entrait, sur les coussins et se faisant je libère deux autres feuilles qui étaient jusque là coincée en dessous. Je peste intérieurement, je suis vraiment trop bête. Je les ramasse et leur jette un œil comme si j'avais oublié de quoi il s'agissait. Le sous fifre s'approche rapidement de moi, il a vu les papiers lui aussi. De l'air que j’espère le plus exaspéré je les lui tend.
- De veilles notes. Tu veux vérifier ?
Il me montre les dents une nouvelle fois mais ça ne m'impressionne plus, il y a trop longtemps que nous cohabitons avec ces sangsues. Il fait un pas vers moi, s'il les prend il comprendra que je les mène en bateau et me tuera sur le champs, mais le dominant se lève et le houspille de quelques mots.
- Nous avons assez perdus de temps.
Accompagnant le geste à la parole il sort de chez moi et est bientôt rejoint par les trois autres vampires. Le temps que j'arrive également à la porte ils ont disparu.
Je laisse passer quelques minutes puis je rentre en fermant derrière moi.

La nuit suivante je recouvre la boite d'une couche de ciment que je sculpte grossièrement pour lui donner l'apparence d'une pierre et, sous la lune, je me met à creuser. Le code devra encore rester caché quelques temps, personne n'est actuellement apte à l’utiliser.

eric

J'en ai chié pour trouver une illustration adéquate mais là je suis fière de moi je dois dire.

02 juin 2015

Innocent tome1 - Shin'Ichi Sakamoto

innocent tome1 (4)Quatrième de couverture : Le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières et de la Révolution française sur lequel repose notre société actuelle. Acteur et témoin privilégié de cette période mouvementée, Charles-Henri Sanson, exécuteur des hautes œuvres de Paris, nous entraine au long de sa cruelle existence dans une grande fresque historique.

Ce que j'en ai pensé : Encore un manga historique, et encore un manga recommandé par le magasine Historia, ça devient une habitude par ici...
L'histoire est celle de Charles-Henri Sanson, celui qui devint l’exécuteur des hautes œuvres de Paris. Mais avant de devenir un bourreau reconnu et craint, Charles-Henri fut un jeune homme torturé qui refusa catégoriquement le rôle qui lui avait été attribué à la naissance.
Dans ce premier tome il apparait triste et résolument déterminé à refuser la vie toute tracée que lui impose son père et sa grand mère. Mais au alentours de 1750 y a t-il la moindre chance pour que ses désirs soient écoutés ?
Profondément affecté par la répulsion et la crainte qu'il inspire au peuple Charles-Henri est un jeune homme solitaire qui courbe l'échine sous les insultes prononcées à demi mots par la foule ou les critiques assenées par son père, Charles Jean-Baptiste, qui désespère de voir son fils enfin accepter sa destinée. Leur relation est très conflictuelle, quoique qu'encore peu développée dans ce tome. Cela s’accentuera d'avantage dans le tome 2 et probablement aussi dans les suivants.

Je suis tombée sur ce manga par hasard, comme bien souvent ces derniers temps,  et une fois encore je me retrouve face à un coup de cœur monstrueux.
Les dessins sont époustouflants, chaque case est une œuvre d'art à elle seule, les détails fourmillent par milliers dans les décors et les habits distingués des personnages, les émotions transpirent des visages et des postures.
Il n'y a vraiment aucune critique à formuler sur les dessins, ils sont parfait. Le découpage en revanche manque parfois un peu de fluidité et certaines scènes demandent une double (voir une triple) lecture pour être bien comprises.

Au fil des pages on voit donc Charles-Henri évoluer, passer de l'adolescent mal à l'aise au jeune adulte faisant taire ses émotions pour tenter de vivre au mieux sa condition de bourreau. Au terme de ce premier tome, qui se clôture sur un suspense intenable, il est évident qu'il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir mais déjà une question se pose, va-t-il rester un "gentil", une âme tendre, et ce malgré son avenir qui semble tout tracé, ou va-t-il sombrer petit à petit dans la folie meurtrière, fut-elle due à son rang ou à son esprit pur incapable de s'adapter à sa situation ?


Le thème parlera naturellement d'avantage à un public plus adultes, cela dit les scènes violentes n'ont pour l'instant rien de vraiment choquant. Pas de gore pour le gore, quoi. Cela évolue un peu dans le tome 2 bien que les scènes les plus horribles soient habillement substituées par un euphémisme visuel généralement tout aussi percutant.

Le dernier point que je relèverais sera qu'il s'agit d'une œuvre librement inspirée de fait historiques et de personnes ayant réellement existé. Il n'est par conséquent pas toujours facile (à moins peut-être si l'on est un expert de cette époque) de discerner les parties historiques de celles qui ne le sont pas. Cela dit cette ambiguïté peut donner envie d'en savoir plus et par conséquent de se renseigner sur la révolution française en général (ou sur CHS en particulier). Un mal pour un bien donc ? Peut-être, mais uniquement pour ceux qui auront suffisamment accrochés à l'histoire pour avoir envie d'en savoir plus. Pour les autres il ne faudra pas oublier que ce récit reste romancé, ne serait-ce que parce que la vraie vie est rarement assez intéressante et bien coordonnée que pour pouvoir faire une histoire passionnante sans nécessiter de remaniement.

Points forts :  Les dessins sont absolument superbes, les personnages sont charismatiques (et bien flippant), c'est instructif.
Points faibles : Œuvre librement inspirée de fait historiques et de personnes ayant réellement existé. (voir plus haut pour comprendre en quoi ça peut être dérangeant.)
Nombres de tomes : Série en cours, 2 tomes sortit en France actuellement, 8 au Japon.

innocent tome1 (2)

Article initiallement publié sur Yatta Magazine

 

25 avril 2015

Le monstre du lac - Ou balade dans mon inconscient [Rêve]

On m'introduisit dans la petite maison et je pris place sur l'un des fauteuils élimés disposés face au canapé dans le minuscule salon.
La fillette entra à son tour, repoussa le plaid posé sur le canapé et s'y assît en tailleur. Face à face, chacune les mains posées sur nos genoux, nous nous observions.
C'était une jolie petite fille, cheveux blonds ondulés et longs, grands yeux verts intelligents, habillée d'une robe à fleurs peut-être un peu trop vieillotte. Elle devait avoir sept ou peut-être huit ans mais son visage sérieux la faisait paraitre plus mure.
Je fus celle qui rompit le silence.
- Alors tu l'à vu?
- Oui.
- Tu n'as aucun doute, c'était bien lui? Elle acquiesça d'un signe de tête.
Je sondais ses yeux clairs mais elle ne cilla pas et ce fut finalement moi qui détournai le regard en soupirant après seulement quelques secondes.
- Plusieurs fois? Nouveau signe affirmatif.
A ce moment la mère entra dans la pièce et s’accouda au divan, derrière sa fille. Elles étaient identiques. Bon, bien sur 20 ans les séparaient mais malgré cela leur ressemblance était troublante.
Un tique nerveux agita mon œil, me sortant de ma contemplation et je glissai la main dans la poche intérieure de ma veste, y récupérai un carré de papier et l'en sortit. Avant de le tendre à la mère j'y jetai brièvement un œil bien que ce soit inutile, je connaissais ce cliché par cœur.
- C'est vous n'est-ce pas?
La femme pris la photo et acquiesça à son tour. L'image qu'elle tenait entre ses mains représentait une petite fille d'environ le même age que la sienne et semblable à elle en tout point, elle avait été prise par mon grand-père bien des années auparavant, alors qu'il cherchait probablement la même chose que moi.
- Vous l'avez vu, vous aussi?
Nouveau hochement de la tête de la part de la mère. Semblable en tout points vous dis-je. Sauf que celle ci gardait les yeux baissés en me répondant.

Revenant à l'enfant je lui demandais si elle pouvait me le présenter. Elle sembla hésiter, se retourna vers sa mère mais revint vers moi avant d'avoir pu capter son regard et me répondit affirmativement.
Nous sortîmes donc de la maisonnette, juste l'enfant et moi, et, alors que je me dirigeai déjà vers le loch elle m’arrêta.
- Pas par là. Il se nourrit dans la forêt.
C'était la première fois que j'entendais ça. J'aurais pourtant juré qu'il ne pouvait sortir de l'eau. Mais si je voulais avancer dans mon enquête j'étais bien obligée de suivre et croire ma jeune guide.

Dans la clairière que nous traversâmes nous croisâmes de nombreux promeneurs. Un petit groupe allant dans la même direction que nous nous les rejoignirent. La forêt était dense et ç'aurait été bête de nous y perdre.
En regardant la fillette je remarquai pourtant que j'étais la seule à m’inquiéter de cela, elle, s’égaillait dans les hautes herbes, sautant et courant parmi les fleurs et les feuilles voletant dans l'air. Elle resplendissait et semblait bien plus en adéquation avec son age que la jeune fille avec qui j'avais discuté dans la maison.

A mesure que nous avancions dans la forêt de plus en plus épaisse j’eus plusieurs fois l'impression que nous étions suivi, des bruits derrière nous, parfois très bruyant me firent me retourner quelques fois. Et ce n'est qu'au bout de plusieurs dizaines de minutes que je remarquai enfin ce qui faisait tant de tapage. Dans notre dos les arbres étaient nus, morts même pour la plupart, et ce que nous entendions, ce qui ne semblait inquiéter que moi, c'était tantôt leurs branches qui tombaient, tantôt leur tronc qui s’affaissaient. Et pourtant, devant nous ils étaient en fleurs et le passage de Blondie semblait les rendre encore plus beaux.
Je l'interpelai alors et lui demandai si elle avait un don. Elle ne sembla pas comprendre ce que je racontais alors je lui montrai les arbres derrière nous. Une expression de surprise se peignit sur son visage et elle couru jusqu'à un gros arbre à quelques pas de nous. Là elle posa ses petites mains dessus et le feuillage du robuste chêne sembla verdir plus que de raison. Elle s'éloigna alors de lui et recommença la manœuvre avec l'arbre suivant, puis le suivant et encore le suivant... Maintenant elle accordait quelques secondes à chaque arbre tout en continuant à courir entre eux et à mener notre petite troupe. Ainsi, bientôt nous marchâmes entre de superbes arbres en pleine forme et même en me retournant je ne voyais plus le spectacle désolant des grandes carcasses noircies.

Nous marchions depuis ce qui me semblait être plusieurs heures sur un sentier descendant quand la petite blonde s’arrêta nettement et revint sur ses pas en courant. Elle se planta devant moi et, tout en tendant le bras vers une rangée d'arbres sombres en surplomb à sa droite elle affirma :
- C'est pas pas ici, c'est par là.
Nous fîmes donc demi tour sur quelques centaines de mètres, perdant ainsi la plus grosse partie de notre escorte, et nous engageâmes sur le sentier escarpé et bordé des grands arbres sombres qui semblait monter vers le ciel.
A cet endroit, au cœur de la forêt, les feuillages étaient épais et les rayons du soleil ne nous arrivaient plus qu'épisodiquement par l'une ou l'autre micro trouée. Le sentier se faisait de plus en plus abrupte et les grosses racines le traversant, rendant la progression presque impossible, avaient eu raison du reste de nos compagnons de route, tous avaient rebroussés chemin. Ne restait qu'elle et moi. Elle, dansant entre les troncs, avançant plus vite qu'un cheval au galop, et moi, en sueur, presque à quatre pattes, incapable de suivre son rythme effréné.
La fièvre me gagnait, elle ne pouvait pas avancer aussi vite, je ne pouvais pas la voir se déplacer en bondissant tel un animal sauvage. Quand elle se retourna après que je l'ai appelée pour qu'elle rebrousse chemin, pour qu'elle me rejoigne et que nous rentrions à la maison, ou au moins pour que nous fassions une pause, j'aurais juré avoir vu un éclat rouge dans ses yeux. Ses cheveux noirs et raides plaqués contre son dos ne voletaient plus au vent et son visage fin et joyeux s'était métamorphosé en un museau d’où pointait des dents acérées. Elle se retourna et de ses griffes s’agrippa aux arbres tellement rapprochés qu'ils formaient désormais un mur autour du sentier. En quelques bonds elle fut près de moi et je compris que ce n'était pas la fièvre qui me faisait divaguer, à l'exception de ma respiration saccadée, due autant à la montée diabolique qu'à la vision d'horreur qui s'offrait à moi, je me sentais bien.
Ses yeux rouges m’auscultaient et, avant qu'elle ne le fasse, je lui sautais dessus en premier.
- Résiste !  lui hurlais-je. Ce n'est pas toi, ça ! Reviens !
D'un coup de patte arrière elle me repoussa, me faisant heurter rudement la haie d'arbres aux pieds de laquelle je me retrouvais acculée.
Quand elle sauta sur moi, gueule béante, je tendis les bras pour la repousser et je criai.
- NON ! Reviens ! Sois forte !
Mais déjà tout était fini.

La bête se reput autant que cela se pouvait puis elle retourna à la petite maison. Elle choisit de se baigner d'abord dans le loch pour effacer toute trace de sang et aussi en attendant d'avoir reprit son apparence de petite fille. Elle fut peut-être même aperçue par des promeneurs ou des curieux, mais cela n'avait aucune importance car sa faim s'était tarie. Elle n'avait plus besoin de chasser. Au moins jusqu'à ce que les os de sa dernière victime ne puissent se distinguer des racines du cœur de la forêt.



Je crois que le nombre de podcasts que j'ai regardé concernant le monstre du Loch Ness ces derniers jours a un peu travaillé mon inconscient cette nuit... Par contre d'où vient cette version hybride du loup garou du Loch Ness, ça...

Crédit : 30 jours de nuit