07 mars 2016

Not Equal ≠ Reibun Ike

not equal couvTitre : Not Equal ≠
Nbre de tomes : 2. Série terminée
Auteur : Reibun Ike
Éditions : Taifu Comics
Nbre de pages : 192 et 192
Date de sortie : 18 octobre 2012 et 15 janvier 2013

Cet article, comme bien d'autres, est désormains disponible sur le nouveau blog à cette adresse : Not Equal ≠ Reibun Ike

 


22 avril 2014

Grue et culotte ou l'histoire d'un défi à la con.

Comme vous commencez à le savoir, nous sommes deux grosses feignasses. Et si on ne trouve pas des astuces pour se motiver de temps à autre on reporte sans cesse à plus tard à peut prés tout.
Ce qui n'est pas vraiment génial pour évoluer.
Donc on a décidé de se forcer à réaliser des petits défis, peut-être pas tout les jours non plus hein, mais au moins plusieurs fois par semaine.

A chaque nouveau défi chacun de nous donne un thème à l'autre et nous avons 1h30/2h pour le réaliser.
Pour ce premier défi on a un peu dépassé, et il n'est pas complet, mais on espère s'améliorer avec le temps. (C'est un peu le but aussi...)

Alors, mon thème à moi était : Une histoire en m'inspirant des deux derniers dessins réalisés par Sieu K. C'est à dire une grue et une fille sans culotte. Il a hésité à ajouter une touche d'érotisme aussi mais comme je n'avais pas le droit d’intégrer un troisième personnage ça promettait de devenir vraiment particulier... Donc, dans un premier temps au moins, l'érotisme est écarté. Je vois votre air déçu mais rassurez vous, ça pourrait être ajouté dans l'avenir, on ne sait jamais.
Bon, comme vous allez le voir aussi, je me suis un peu laissée emporter, beaucoup de questions sont posées dans ce prolonge (et, je vous rassure, j'ai absolument toutes les réponses!) ce qui fait que plutôt que de changer de thème chaque jour comme prévu, je vais continuer cette histoire au moins durant une semaine avec simplement un élément obligatoire en plus par jour. Ce qui me permettra d'aller au bout de mon idée plutôt que de l'abandonner là alors qu'elle est tout juste entamée.


 

Un vent chargé de poussières et de pollen remuait la crasse sous les restes de l'immeuble jadis en construction. Des cendres voletaient dans l'air. Un feu couvait toujours quelque part depuis l'attentat. Cette fois il se trouvait à quelques rues de là, du coté de la grande roue probablement. Nombreux étaient ceux qui avaient déjà essayé de mettre le feu à la construction, de la faire tomber aussi. Mais elle était toujours debout. Véritable pied de nez de 100m de haut, se moquant des immeubles alentour, pillés, détruits ou tombés par la faute des hommes.

Émergeant d'une ruelle jonchée de détritus, un petit groupe de renards traversa l'avenue en quelques bonds. Museaux au vent, moustaches fébriles, ils auscultèrent rapidement un tas de métaux divers déposés là par quelque survivant ayant finalement décidés qu'ils ne lui étaient d'aucune utilité. L’amoncellement ne cachant nulle nourriture, ils s'en repartirent alors, aussi furtifs qu'a leur venue, ne prêtant même aucune espèce d'attention à la forme vaguement humaine étendue à quelques pas du monticule.

Pourtant la forme ne se contentait pas seulement d'être vaguement humaine, non, au contraire, elle commençait même à bouger.
Elle se retourna d'un coté, puis de l'autre. Allongée en position fœtale elle semblait avoir le sommeil agité, quand soudain elle se redressa dans un cri.
Les corbeaux fouillant un sac poubelle abandonné à quelques mètres de là, sous le squelette de l'immeuble, s’envolèrent , alarmés par le cri pourtant rapidement interrompu par des gémissements et des plaintes.

- Hng. Les fils de putes, ils m'ont bousillé le dos.

Le visage grimaçant, les cheveux noirs et sales ramenés en une queue basse d'où s'échappaient nombres de mèches, la peau sale, du sang séchés sur les joues et le nez et un bel œil au beurre noir, Casey avait déjà été plus à son avantage, même dans ce monde en ruine.

Elle se toucha la nuque, fit doucement pivoter sa tête en tout sens, se massa l'épaule gauche d'où émanait une douleur lancinante due aux coups qu'elle avait pris peu avant.
Finalement elle regarda ses orteils bouger. Ils étaient toujours tous là, c'était toujours ça de pris. Pourtant son front se plissa quand elle laissa remonter ses yeux sur ses mollets, puis sur ses cuisses. Nues. Ses jambes étaient nues. Elle ferma les yeux un bref instant, inspira puis souffla. Si elle avait été observée à cet instant elle aurait pu donner l’impression de se calmer. Tout son corps, à l’exception de ses ongles plantés dans ses cuisses au point d'y laisser des marques qui resteraient plusieurs heures, donnait l'impression de quelqu'un se relaxant pour éviter d'exploser.

- Les fils de batards! hurla t-elle en plantant ses mains dans le sol cendreux  pour se relever.

Les larmes au bord des yeux, mais de rage, pas de tristesse, elle se redressa, appuyant toujours sa main droite contre son épaule gauche qui la faisait de plus en plus souffrir à mesure qu'elle se réveillait complétement. Les hommes qu'elle avait rencontré plus tôt, avec qui elle avait eu une altercation pour le moins violente, ils l'avaient passée à tabac jusqu'à l'évanouissement. Après ils lui avaient volé son sac bien sur, remplit de ses trouvailles de la journée, un peu de nourriture, un vieux poste de radio et même un livre, trouvé par miracle au milieu d'un appartement dévasté. Mais aussi le matériel qu'elle avait toujours sur elle, un couteau, quelques outils, la clef du container où elle cachait généralement son butin, sa veste et jusqu'à son pantalon.

Elle n'avait pas l'impression qu'ils aient fait plus que cela, elle ne ressentait aucune douleur qui pourrait être imputée à un viol et ne se sentait pas particulièrement poisseuse.
La vie était devenu tellement étrange qu'on ne violait même plus les femmes après les avoir déshabillées. Le sexe, même dans ces conditions, était devenu une chose tellement heureuse que plus personne n'estimait y avoir droit.

Elle passa une main dans ses cheveux, libérant quelques mèches supplémentaires au passage, pour les repousser.
Elle aurait eu l'air bien petite pour un observateur extérieur à cet instant, fine silhouette voutée, seulement vêtue d'un débardeur trop court, au milieu de ces bâtiments en ruine, dans l'air sale et pollué de ce souvenir de ville.

Elle aurait pu craindre une agression, une seconde agression, car si ces voyous là, tout comme les citoyens de base, étaient trop obsédé par leur survie, et rien que par leur survie, pour penser à la toucher il en existe toujours qui se réjouissent de tout les malheurs, qui trouvent un moyen de faire le mal même quand on pense avoir enfin touché le fond. Mais à cette heure avancée de l’après midi elle savait qu'elle ne risquait rien de tel, s'il restait encore quelqu'un dehors il ne pouvait être que suicidaire. Hors, les survivants avec de tels penchants étaient tous morts depuis longtemps et elle le savait mieux que quiconque.

Néanmoins si elle ne devait plus craindre les résidents humains ça ne signifiait pas pour autant qu'elle ne risquait plus rien. Au vu de la couleur du ciel elle se donnait 30 minutes maximum avant de tomber nez à nez avec des rôdeurs, et là, Dieu seul savait ce qu'il adviendrait d'elle.
Personne n'avait jamais vu les rôdeurs, même si tout les monde les avait entendu grogner et se déplacer la nuit. Ou plutôt, tout ceux qui les avaient vu avaient disparu. Ils n'étaient pas juste morts, non, ils avaient vraiment disparu de la surface du monde physique. Aucun cadavre, aucun squelette n'avait été retrouvés. Soit les rôdeurs les avaient emmenés avec eux, soit ils les avaient gobés d'un coup, ne laissant d'eux qu'un souvenir vague dans les mémoires des gens qu'ils avaient fréquenté.

Sachant qu'il ne lui restait pas beaucoup de temps Casey évita d'en perdre d'avantage et se mis en route aussi vite qu'elle le pu, claudiquant et se tenant l'épaule d'une main.
Heureusement elle n'habitait pas très loin, si elle se pressait un peu elle devrait être rentrée à temps.
Elle traversa l'immeuble en construction aussi vite qu'elle le pu, mais grandement ralentie par les contusions qui meurtrissaient son corps. Elle connaissait le terrain mais il était accidenté, elle ne l'avait traversé qu'une fois en courant et elle gardait le long du bras gauche une cicatrice de 30 centimètres qui lui rappelait sa chute.
Leur chute.

Elle aurait pu déblayer l’accès après ce jour là, et même avant, mais elle aimait le fait que "sa maison" ne soit pas trop facilement accessible. Même si ça n’arrêterait pas les rôdeurs ça maintenait tout de même les diurnes loin de chez elle. Et elle préférait ça.

Dans son état elle perdit pas loin de 15 minutes à traverser l'immeuble et 10 de plus à contourner le lac qui s'était formé dans le chantier juste derrière, si bien que quand elle atteignit enfin l’échelle qui la mènerait à son repaire elle entendait déjà du bruits venir des rues alentour.
Elle inspira profondément et se mit à monter, tirant de toutes ses forces sur ses bras meurtris et poussant sur ses jambes endolories, se propulsant aussi vite qu'elle le pouvait jusqu'à son abris, à 72m du sol.
Elle sprinta tant sur la fin que ce fut d'une main tremblante qu'elle écarta la porte de la nacelle aménagée où elle habitait depuis bientôt 8 ans. Elle s'écroula sur le matelas qui occupait tout l'espace et referma la porte d'un coup de pied. Aussitôt le noir se fit, profond, complet, rassurant et angoissant à la fois.
Pendant de longues minutes elle n'écouta que sa respiration revenir à un rythme normal, puis elle se concentra sur les bruits qui lui parvenait de dehors. Par chance l'altitude couvrait la majorité des bruits et à part le vent elle entendait rarement quoi que ce soit.
Ainsi, de moins en moins attentive aux bruits de l’extérieur, elle se laissa bercer par le ballotement de la nacelle jusqu'à tomber endormie.

 


Je me permets de poster aussi les défis de Sieu K vu qu'il ne le fera pas de lui même.
Son thème à lui était : 5 personnes dans un supermarché (sans qu'ils n'aient besoin d'être liés par quoi que ce soit).
Ils en a fait trois (et demi). Je dis que c'est pas mal quand on sait qu'il lui faut généralement plusieurs jours pour en faire un seul.

At the supermarket by Vittaya C

 

 

 

 

22 mars 2014

Adams - Concert à Bruxelles (MIA) - le 15 mars 2014 - Les photos

Je l'ai fais!
J'ai retouché toutes les photos du concert qui méritaient de l'être.

J'étais assez contente du résultat puis je les ai uploadées sur Facebook...
Merde, c'est quoi cette perte de qualité? J'ai l'impression d'avoir bossé trois jours dessus pour rien!

 

Enfin, du coup je remets les meilleures ici, parce que là, vraiment,  faut se forcer pour les regarder!

Toutes les autres sont visibles dans l'album Adams à droite (elles chargent, elles devraient avoir fini d'ici une heure ou deux au rythme où ça va...) et (quand même) dans l'album Facebook prévu pour.

DSC_2759

DSC_2742

DSC_2744

DSC_2747

DSC_2748

DSC_2751

DSC_2776

DSC_2786

DSC_2793

DSC_2802a

DSC_2817

DSC_2821

DSC_2824

DSC_2844

DSC_2846

DSC_2847

DSC_2848

DSC_2854

DSC_2859

Edit : Huum, vous savez quoi? Ces photos comptent pour mon P52 n°10 (garçons)! Et toc!

Posté par kobaitchi à 01:54 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , ,

05 février 2014

PP52 semaine 5 : Aux Pieds (version homme)

Comme promis hier voici la seconde version de "Aux pieds"

Je me suis vraiment amusée avec celle ci et, même s'il y a un problème évident de lumière (en plus d'autres choses), j'en suis assez contente et c'est sans hésitation ma version préférée.

Et vous vous préférez celle ci ou celle d'hier, avec le chien?

auxpieds2

J'ai hésité à lui mettre une laisse mais ça aurait fait trop non? Il est encore possible de l'ajouter. J'avoue que j'hésite.

Au fait, j'ai ajouté les trois thèmes suivants au P52, j'espere qu'ils vous plaisent ;) Je m'occupe des trois suivants du PP52 dans la soirée.

11 février 2012

He's a sexy boy... Well a sexy man.

Bonjour à tous

 

Comme bien souvent je me retrouve avec pas grand chose à vous montrer parce que je suis en retard dans mes photos.

Je vais essayer d'arranger ça au plus vite mais comme je n'ai pas l'intention de mettre tout ça en vente tout de suite bah je ne me presse pas vraiment en fait.

Je vous montre quand même un petit (enfin façon de parler, il fait 60x60cm quand même) coussin que je voulais avoir en boutique avant la St Valentin. Mais bon finalement il ne s'est pas vendu donc en fait j'avais pas besoin de me presser.

Enfin. Voilà donc le cousin, hmmm... Sexy Boys!

Pour la petite histoire j'ai le tissu en ma possession depuis au moins un an, peut être même deux. J'en suis tombée amoureuse quand je l'ai vu sur un site. Il était kitsch à souhait, marrant, un peu bizarre aussi peut être. Enfin il me le fallait absolument quoi! Puis quand je l'ai reçu j'ai été un peu dérangée par la taille des personnages. Ils sont très  très grands, bien trop pour ce que je fais habituellement :/ Résultat je l'ai rangé avec tout les autres et je l'ai oublié pendant longtemps, très longtemps, pour finalement remettre la main dessus il y a un mois quand j'ai remis de l'ordre dans l'atelier (oui ça m'arrive. C'est rarissime mais ça m'arrive!). Et comme à ce moment là et pour une raison inconnue j'avais envie de faire un cousin bah j'ai fais un cousin. Ils avaient la bonne taille pour ça, c'était nickel.

 

Voilà donc cette merveille de heu, kitschitude, que certains ont déjà pu admirer. Mais bon, on ne s'en lasse pas, pas vrai? 8)

DSC_4098

Par contre trop grand que pour entrer dans ma light box. Les photos sont donc un peu pourrîtes.

DSC_4103

Ils sont beaux hein!

Et pour plus de discrétions, en cas de visite de belle maman par exemple, le verso est plus sobre, plus classe. Vous pouvez le retournez en un petit geste et le faire passer pour un coussin chic allant à merveille dans votre intérieur cosy, aux yeux des gens que vous ne voulez pas mettre dans la confidence...

DSC_4109

Et la petite Kobtiquette.... J'en ai encore deux gros sacs plein... Et je commence à me lasser de leur design... :/

DSC_4114

Posté par kobaitchi à 03:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

23 juillet 2011

Dale Froide part 1 [Rêve]

Bonjour tout le monde!

Aujourd'hui nous inaugurons une nouvelle catégorie : Ce n'était qu'un rêve...
Edit du 7/10/15 : Cette rubrique a finalement fusionné avec celle des nouvelles non basées sur des rêves. Cela dit le tag existe toujours, vous pouvez donc toujours les retrouver grâce à lui (voir sous l'article)
.

 Je fais souvent des rêves étranges, loufoques ou complètement barré. Aussi je trouve un peu dommage de les laisser disparaître et je vais dés maintenant retranscrire les plus intéressants d'entre eux et vous laissez entr'apercevoir une part différente de moi.

En plus ça me fera de petits exercices d'écriture ce qui ne peut jamais être une mauvaise chose ;)

Le premier que je vais vous partager date un peu (quelques semaines) mais je l'ai plutôt bien retenu. Il faut dire que j'en attendais la suite avec impatience! Mais elle n'est jamais venue.  Je peux bien sur l'imaginer, ce dont je ne me gêne pas, mais ce n'est pas franchement la même chose...

D'abord il me faut préciser qu'il arrive souvent dans mes rêves que je ne soit pas moi, je peux être une autre fille, tout comme un mec, et cette fois, donc, j'étais un garçon.

 




Je suis devant une grande maison, un château presque, devant la porte, et j'attends que l'on m'ouvre.  Je suis un garçon, un jeune homme d'un peu moins de 20 ans je pense. Il fait beau dehors, c'est la journée. Enfin la porte s'ouvre et j'entre. Devant moi un homme très costaud et très bien habillé me salue et me propose de le suivre, il n'a pas l'air étonné de ma visite pourtant je ne le connais pas et je n'ai pas été invité. Que fait-je là au fait? Je ne sais pas, je ne sais plus... On passe dans plusieurs pièces, elles sont toutes décorées de façon baroque, les décorations aux murs, les meubles, les tapisseries, même mon guide, tout semble sortir d'un film d'époque, du temps des Louis par exemple. Mais en plus sombre! Tout le château est plongé dans l'obscurité, d'ailleur le châtelain marche maintenant avec une bougie à la main. Je le suis de pas trop loin pour ne pas me perdre et je regarde autour de moi. D'autres bougies aux murs me permettent d'appercevoir un peu l'interieur des pièces que nous continuons de traverser sans s'arreter. Ou va t-on? Soudain nous passons dans une pièce ou un petit garçon très maigre se tient debout. Il nous regarde passer le regard vide, il ne bouge pas, il ressemble à une illusion. Et soudain je me rappelle! Si je suis ici c'est pour retrouver des enfants disparus! Non plus que ça! C'est parce que je pense que cet homme qui marche devant moi kidnappe des enfants dans l'intention de revendre leurs organes... Et je suis sur qu'il détient ma petite soeur!
Si je suis dans cette maison c'est pour la retrouver et sortir d'ici!
Nous marchons encore un moment au travers de cette maison immense et je tente de me rappeler par ou nous sommes venu. Quand j'aurais retrouvé ma soeur nous devrons quitter ce château au plus vite, je n'aurais pas droit à l'erreur!
Au milieu d'un couloir sombre l'homme se retourne vers moi et sourit, son rictus fait froid dans le dos, je m'imagine qu'il a deviné pourquoi je suis là et ai un mouvement de recul. Pourtant il se contente de me demander de l'attendre un instant et il s'éloigne. Il entre dans une pièce sur la droite et disparaît. Je me dis qu'il s'agit du moment idéal pour chercher ma soeur et alors que je m'apprete à me mettre à sa recherche j'entends des pleurs étouffés qui viennent de la pièce ou l'homme vient d'entrer. Je m'approche, passe la tête par l'ouverture de la porte et j'ai juste le temps de voir une porte au fond de cette pièce se refermer sur son dos. La pièce en question est une chambre d'enfant, il y a un lit, quelques jouets par terre, mais elle semble morte, aucune joie n'en émane. Quand j'entends à nouveau les pleurs étouffés. Je regarde dans la chambre sombre un peu plus attentivement et dans un coin j'y aperçois un enfant recroquevillé sur lui même. Là mon coeurs n'en fait qu'un bond. C'est ma soeur! C'est bien elle! Je me précipite vers elle et m'agenouille à ces cotés, elle relève la tête et me regarde en pleurant. Elle ne parle pas. Elle est sûrement choquée par ce qu'elle a vécu. Je la rassure par quelques mots et la met sur mon dos, on doit sortir d'ici très vite!
A peine ai-je fais quelques mètres que l'alarme est donnée! J'entends des gens courir et crier partout, j'entends des bruits metaliques aussi, nos assaillants portent visiblement des armures et son armés de lances. Il faut faire vite!
Je cours dans tout les sens avec ma soeur sur le dos. A un moment je passe près d'un escalier qui monte et j'entends les soldats arriver dans notre direction, je me cache alors sous l'escalier, contre un mur, dans un coin sombre. Je me dis qu'on va attendre là de les voir passer et qu'ensuite on prendra les escaliers. Puis sans que je comprenne quoi que ce soit je reçois un coup sur la tête et je m'evanouis...
Quand je me réveille je suis torse nu et attaché par les bras et les jambes sur une dale froide, on dirait un autel de sacrifice.
Ma tête me fait mal et ma vision est trouble, je pense à ma soeur, que lui ont-il fait? Ou est-elle? Puis je le vois. L'homme qui m'a ouvert la porte, celui que j'ai suivit à travers cette saleté de grande maison, lui, que je soupçonne d'enlever des enfants pour revendre leur organes... Il est devant moi et il sourit, toujours ce sourire qui fait froid dans le dos. Il lève sa main droite et..Ho! Il y tient un poignard! J'ai peur! Que va t'il faire? Va t'il me sacrifier au nom de je sais quel dieu ou diable? Est ce cela qu'il fait aussi aux enfants? Mais je ne suis pas un enfant! Ou alors va t'il m'arracher le coeur, les poumons, les reins, pour les revendre ou encore pour se rouler dedans? Quelle différence cela ferait-il? Je serais mort de toute façon!
Il s'approche et pose la lame à la base de mon cou, je sens son contact froid et dur. Il la fait descendre jusqu'a mon nombril mais sans entailler la chair. Que fait-il? S'amuse t'il avec moi avant de me torturer?
Il me dit quelque chose sur le fait que je suis bien courageux ou inconscient d'oser le provoquer de la sorte. Je lui dis quelque chose aussi mais je ne me rappelle plus quoi, je l'implore, des larmes naissent dans mes yeux, j'ai peur! Pour moi, pour ma soeur, pour le gamin qui se tenait debout dans l'autre pièce, pour tout les autres enfants qui sont surement enfermés quelque part ici.
Cet homme me terrifie et la rage et la force de le combattre qui m'animaient encore peu de temps avant se sont complètement évanouis.
Soudain son expression change, son affreux sourire disparaît et il semble réfléchir en me regardant. Il est presque beau, et il ne me semble plus aussi prés à me découper en petits morceaux, mais il y a toujours en lui quelque chose d'effrayant...

Une autre particularité de mes rêves c'est qu'il  m'arrive de changer de personnage sans que je ne l'ai décidé, à un moment je suis le personnage A et l'instant d'après le personnage B. Comme en plus je ne suis pas toujours moi même c'est un peu comme un film en vue subjective :P . Et c'est ce qui c'est passé à ce moment là, je suis devenue le "bourreau" .

 

J'ai regardé cet intrigant qui avait faillit me causer bien des soucis, je pensais lui ouvrir le ventre mais il a dit quelque chose, je ne me rappelle pas quoi, mais à ce moment je l'ai vu différemment, je l'ai trouvé attirant et j'ai pensé qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que j'en tombe amoureux.
Je me retrouvais face à deux choix, soit je le laissais m'embobiner, je succombais à son charme et je prenais le risque qu'il me trahisse et de finir en prison ou je le tuais immédiatement, je mettais fin à ce début de sentiment que j'avais effleuré et je mettais cette histoire derrière moi.
La deuxième solution semblait la plus prudente et intelligente mais pourtant ma main avait déjà reposé le couteau....

 


 

Tout mes rêves ne sont pas aussi tordu mais c'est une bonne mise en bouche je crois ;)

 

 Edit du 21 septembre : La suite est en ligne par ici ;)