03 mars 2016

Abyss tome 1 - Ryuhaku Nagata

abyss CouvTitre : Abyss
Tome : 1. Série en cours
Auteur : Ryuhaku Nagata
Éditions : Soleil Manga
Nbre de pages : 160
Date de sortie : 27 janvier 2016

Il en dit quoi le résumé ? Un groupe d'individus se réveille dans un étrange souterrain avec très peu de souvenirs de leur ancienne vie. Dans leur main, un interrupteur appelé « trigger » qui leur donne chacun accès à un pouvoir spécial. Ils vont alors devoir coopérer les uns avec les autres afin de trouver la sortie, et surtout, échapper aux créatures monstrueuses, les « Eatman », qui errent dans les couloirs avec la ferme intention de tous les tuer.

Et moi, j'en pense quoi ? Le pitch n'est pas révolutionnaire (des personnages se réveillent sans souvenirs dans un endroit dont ils ne savent rien et doivent collaborer pour s'en sortir) mais est amplement suffisant pour attirer les lecteurs curieux et/ou versés dans l'horreur.
Et puis, ce n'est pas parce que ça a déjà été vu ailleurs que ça ne peut pas tout de même donner naissance à une bonne série.
En ce qui me concerne ce fut la curiosité qui l'emporta. Et la couverture plutôt cool avec verni sélectif et éclaboussures.

Une fois les premières pages tournées on découvre notre héro, Hibiki Dan, un adolescent à première vue quelconque, voire même un peu blasé, qui ne semble pas s’inquiéter plus que ça de se réveiller seul dans une sorte d’entrepôt sous les eaux. Il se fait rapidement sauver les miches par d'autres rescapés et découvre par la même qu'un monstre se promène dans les couloirs dans l'intention de tous les bouffer.

De manière générale les personnages sont hélas un peu plats, on ne sait pas encore grand-chose à leur sujet à l'issue de ce premier tome et c'est un peu dommage. Certains vont mourir, mais vu qu'on ne sait rien à leur sujet, ils le feront un peu dans l'indifférence générale.
Le personnage principal, Dan, est actuellement le seul a se démarquer des autres, en même temps c'est le héros me direz-vous. Mais il a l'air d'en savoir un peu trop sur tout et ce de façon tout à fait instinctive, ce qui est à la fois illogique et un poil gonflant. Il prend le contrôle des opérations, découvre à quoi sert son trigger comme si ça allait de soi, personne ne remet en cause ses décisions et tout le monde le suit... Je veux bien qu'ils soient tous carrément déboussolés par ce qui leur arrive mais il serait intéressant de voir les autres personnages lui tenir tête de temps à autre, ça les rendrait tous plus sympathiques.

Maintenant la lecture n'est pas désagréable non plus. On se demande sincèrement ce qu'ils font là, comment et pourquoi ils y sont arrivés. Certains personnages secondaires ont du potentiel et s'ils sont davantage exploités dans le prochain tome, ils devraient aider à remonter le niveau.
Il y a vraiment des idées intéressantes mais elles ne sont pas encore assez développées, espérons que ce sera le cas dans les tomes suivants.

Je sors donc  mitigée de ce premier volume, il n'est certes pas mauvais et se laisse même lire facilement mais il manque d'un peu trop de choses pour se retrouver en coup de cœur.
En ce qui me concerne, le prochain tome sera décisif quant à mon envie de prolonger ou non la série et s'il est du même niveau que celui-ci, ça risque de ne pas suffire.

En résumé :
Point positifs :
Une idée de départ sympa, un tome qui se laisse lire.
Points négatifs : Un début un peu faible avec un héros un peu trop parfait.

Article initiallement publié sur Yatta Fanzine.


22 février 2016

Arte, tome 1 - Kei Ohkubo

Arte 1 Kei OhkuboTitre : Arte
Tome : 1. Série en cours
Auteur : Kei Ohkubo
Éditions : Komikku
Nbre de pages : 208
Date de sortie : 26 août 2015
Coup de Coeur !

Il en dit quoi le résumé ? Le hobby d'Arte, jeune fille aristocrate, à toujours été de dessiner et peindre. Une activité que son père à toujours encouragé et que ça mère à toujours dénié. Lorsque son père vint à décéder subitement, sa mère lui ordonne d'arrêter ses activités futiles. Arte repousse alors sa mère et se met un quête d'un atelier ou elle pourrait pratiquer sans peine et sans avoir ce sentiment de discrimination. Porter par son amour de l'art, Arte, au tempérament toujours optimiste, quitte ainsi l'aristocratie et entre dans la vraie vie difficile des artistes.

Et moi, j'en pense quoi ? Florence début du XVIe. L'art est partout, les artistes sont extrêmement bien considérés et sont bien sur tous des hommes. Il n'est demandé aux femmes que de bien tenir leur maison, d'être belles et de contenter leur époux. En particulier dans l'aristocratie.
Mais cette vie n’intéresse pas Arte dont l'esprit est trop libre pour se contenter d'une telle existence et c'est après une énième dispute avec sa mère, peu après la mort de son père, qu'elle va tout abandonner pour devenir apprentie dans un atelier de dessin.
Hélas, elle déchantera vite, aucun des maitres de la ville ne la prenant au sérieux à cause de son sexe. Et alors que la rage l'emporte et qu'elle s’apprête à commettre l'irréparable après que le dernier atelier l'ai jetée à la porte elle va faire la connaissance de Léo, peintre lui aussi, qui, bon gré mal gré, va la prendre comme apprentie et lui permettre (peut-être ?) de devenir une vraie peintresse à son tour.

Évidemment tout ça ne va pas se faire en un jour et l'aristo qu'elle était va devoir s'habituer à sa nouvelle vie, plus rustre, plus dure, plus pauvre mais aussi tellement plus libre, plus passionnée et plus heureuse.

Arte est un rayon de soleil, on l’apprécie dés les premières page et à la fin du volume on l'aime d'un amour sincère. Elle est bornée, spontanée, parfois trop sure d'elle, acharnée, obstinée mais aussi incroyablement talentueuse et elle nous rend heureux simplement en la regardant évoluer vers son rêve et son émancipation.

Le dessin est vraiment très joli, les habits sont rendus avec beaucoup de finesse et de détails, les rues de Florence grouillent de gens, fourmillent d'objets, le marché délivre ses odeurs, ses bruits, ses voix, les ateliers débordent d’outils et d'hommes transpirants, la ville exulte et respire au rythme des histoires qui s'y déroulent.
C'est un plaisir pour les yeux en plus de l'esprit.

Arte m'a plusieurs fait penser à Mafuyu (Fight Girl). Aussi bien dans son design que dans son caractère. Elles ont cette même vitalité, cette énergie, cette curiosité qui les rend attachantes dés qu'on les rencontre. Bien que leurs histoires soient très éloignées l'une de l'autre.

Nous avons là un manga plein de promesses et, espérons le, une série qui durera dans le temps et en qualité.

En résumé.
Point positifs :
Les détails dans le dessin, le thème qui, forcément, me tient à coeur, les personnages attachants, crédibles et interessants. 
Points négatifs : Je ne vois pas

Article initialement publié sur Yatta Fanzine

Ce livre s'inscrit dans le cadre du défi lecture 2016 pour la catégorie 55 : Un livre avec un prénom dans le titre. 

def LEC 2016